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Date de création : 23.04.2013
Dernière mise à jour :
16.03.2014
45 articles
Voici donc la surprise promis !!
Je tiens tout d'abord à informer !!! Ce petit HS est un BONUS, ce qui veut dire que TOUT ce qui est écrit dans ce bonus est COMPLÈTEMENT hors de l'histoire !! Il va se faire en deux parties : une postée ici, l'autre demain. De retour dans la vrai histoire, les personnages ne se souviendront plus de cette petite parenthèse que j'ai mis en scène juste pour Halloween puisque ce sera comme si rien ne s'était passé. De ce fait, si vous ne le lisez pas, cela n'aura aucune influence sur votre lecture : il ne va servir qu'à en apprendre un peu plus sur les personnages (surtout dans la deuxième partie, la première étant surtout pour "poser les bases").
Penser à cliquer sur les images si vous souhaitez voir plus gros ^^
Voilà, j'espère que ça vous plaira !!
Elexa
Qu'est-ce que c'est encore c'te connerie ?!
Kay s'approcha et lut par-dessus mon épaule.
Tiens, j'ai reçu la même ! s'étonna-t-il en me la piquant des mains.
Hé ! m'énervai-je pour la forme. Rends-la moi !
Je lui tournais autour, sautant dans tous les sens pour attraper cette fichue enveloppe qu'il s'efforçait de garder hors de ma portée.
Tu comptes y aller ? dit-il d'un coup.
Je m'arrêtai cinq secondes pour le regarder. Ses yeux pétillaient encore de malice mais son visage et sa question était bel et bien sérieuse.
Ça va pas bien, répondis-je. Pourquoi j'irais là-bas ? Je ne sais même pas par qui je suis invitée !
Ce serait pas Mei ? Proposa-t-il. Y'a qu'elle qui nous connaît tous les deux...
Ou Jude, répliquai-je, défendant mon amie.
Il viendrait jamais à Jude l'idée de faire un truc pareil !
Pas plus qu'à Mei, ajoutai-je, bien que j'en doute.
Ma dernière remarque le fit sourire.
***
Après un coup de fil aux deux suspects, il s'avéra que ni Mei, ni Jude n'était à l'origine de cette fête mais qu'ils y étaient, eux aussi, conviés.
Bien sûr, Mei avait été hystérique en découvrant cette lettre, et encore plus lorsque je lui avais dit y être invitée moi aussi. Elle était fermement résolue à ce qu'on y aille ensemble. Et par ensemble, elle entendait elle, Jude, Kay et moi. Jude, au départ pas du tout tenté, avait finalement cédé lorsqu'il avait su que Mei venait. Et Kay, comme d'habitude, m'encourageait fortement -un peu trop d'ailleurs- à faire de même. Bien décidée à ne pas flancher -fêter les morts ?! Très peu pour moi !- je restais camper sur mes décisions malgré les encouragements de Kay et les supplications de Mei à l'autre bout du fil.
Leeeeeeeeeeeeex !!! gémit mon amie. Je veux y aller !
Mais je ne t'empêche pas ! lui fis-je remarquer.
Je refuse de m'y rendre sans toi !! s'emporta-t-elle.
Je soupirai. Je ne craquerai pas, je ne...
Elexa, si tu y vas, je t'achète quatre tablettes de chocolat Ritter Sport.
Cette dernière phrase avait été prononcé par Kay. Je me tournai vers lui et le considérai d'un œil suspect.
Comment sais-tu... ? hésitai-je.
Ben, j'imagine qu'elles ne disparaissent pas comme ça de mes sacs de bouffe... susurra-t-il.
Tu... Tu savais ?
Le regard amusé qu'il me lança ne laissait pas de doute quant à la réponse. Mince, j'étais cernée, ma faiblesse découverte.
Combien déjà ?
Quatre, me rappela-t-il.
Huit, négociai-je.
Hop hop hop, six, c'est mon dernier mot !
Six tablettes de Ritter Sport rien que pour moi...
Défense abattue.
C'est bon ! lança Kay assez fort pour que Mei l'entende à travers le combiné.
Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, cria cette dernière.
Je m'étais -encore- lamentablement fait avoir.
Kay
À 20h45, je partais de chez moi, déguisé, bien que ça ne soit pas du tout ma tasse de thé habituellement.
Lorsque Mei m'avait fait comprendre que je devais, moi aussi, venir, ma première réaction avait été de tout d'abord refuser, amusé que l'idée lui ait même effleuré l'esprit. Mei geignit mais ça ne fut pas ça qui me fit changer d'avis. Elexa me regardait pleine d'espoir et je sus que si je n'y allais pas, cela lui fournirait une raison valable pour ne pas y aller non plus, chocolat ou pas. Je voyais déjà dans ces yeux se former sa pensée : ''Pourquoi moi et pas lui ?''. Obligé que j'étais, je cherchais une tenue pas trop ridicule tout l'après-midi. J'optai finalement pour le pirate -pas celui présenté dans les boutiques de déguisements, on aurait dit un pirate gay- à ma sauce.
Je me contentai d'une chemise blanche légèrement entrouverte, d'un pantalon marron passé et d'un chapeau ''pirate'' qui ferait le look à lui tout seul. En me regardant dans le miroir, je remarquai que l'ensemble n'était vraiment pas mal. Pour le masque -ben ouais, pas le choix ''Tache de dissimuler ton visage'' qu'il a dit- je me satisfis d'un noir très simple bien que mystérieux. Parfait !
Cette invitation était vraiment étrange. Je ne connaissais pas cette rue avant qu'elle ne soit mentionner et la carte était pour le moins effrayante. Surtout lorsqu'on avait vu le dos !
Je récupérai Elexa chez elle dix minutes plus tard et constatai qu'elle ne s'était pas changée. Elle portait seulement un masque de carnaval violet à paillettes, sûrement déniché au supermarché du coin.
Bizarrement, ça ne m'étonna pas, bien qu'elle ne puisse difficilement faire pire. Ah si ! Elle aurait pu ne pas se laver les cheveux ! Moi, je dis qu'on avance !
T'attends quoi pour démarrer, râla Mademoiselle-je-suis-de-mauvaise-humeur.
Excuse-moi, j'étais happé par l'originalité du costume.
Elle me tira la langue, je ris et nous démarrâmes.
***
Mei et Jude devait nous rejoindre à l'adresse indiquée. La ruelle spécifiée était définitivement glauque : très sombre -''C'est normal, c'est la nuit'' dixit une Elexa d'une humeur exécrable, merci, je ne sais pas ce que j'aurais fait sans toi- à cause des éclairages qui semblaient fonctionner aléatoirement. De plus, les résidences paraissaient abandonnées et en très mauvais état.
La destination était en fait le dernier numéro de l'impasse et, sans aucun doute, la plus grande bâtisse du quartier mais n'en était pas pour autant plus chaleureuse que les autres. Un immense parc, entourant le château, sûrement le lieu de la fête, était ouvert et accueillait les véhicules des invités. En entrant sur le parking improvisé, nous constatâmes qu'une quantité incalculable de voitures était déjà sur place. Mais il avait invité tout Paris ou quoi ?!
Nous croisâmes bon nombre de zombies, sorcières et autres fantaisies d'Halloween masqués, puis tombâmes finalement sur une gentille petite fée accompagnée de... Euh... Un boxer tueur ? -pourquoi pas après tout...- qui nous avaient gardé une place à côté d'eux.
À peine étions-nous sortis de la voiture qu'un vent de tous les diables secoua les environs. Nous nous protégeâmes tous les yeux tandis qu'un énorme monstre de fer se posait non loin.
Elexaaaaaaaaaaaaaaaaaaa, hurla une voix.
Voix qui fondit sur la nommée, trop choquée pour bouger. Nous pûmes enfin associer un corps à la voix. Une grande femme blonde, vêtue d'une robe rouge sang fendue sur le côté, pressait Elexa si fort que j'eus peur qu'elle l'étouffe.
Lina ? réussit à dire cette dernière. Qu'est-ce que tu fais là ?! s'étonna-t-elle.
Figure-toi que Briac et moi avons reçu une invitation pour une soirée d'Halloween ! Je n'ai, évidemment, pas hésiter une seule seconde ! argumenta Lina en faisant un immense sourire qui dévoila de grandes dents pointues.
Un homme d'une cinquantaine d'années descendit à son tour de l'hélicoptère, -un hélicoptère, rien que ça ! Elle n'aurait pas pu faire plus voyant ?!- je supposai qu'il s'agissait du fameux Briac.
Il était déguisé en une sorte de baron, sûrement pour coller au style vampire de Lina.
Il n'a jamais voulu mettre les crocs, murmura-t-elle assez fort pour être sûre qu'il entende.
Mais ce dernier ne réagit pas et se contenta de sourire et de saluer chaleureusement Elexa. Soudain, deux paires d'yeux se fixèrent sur celle-ci.
Mon dieu, Lex ! Qu'est-ce que c'est que ÇA ?! s'écria une Mei horrifiée.
Je m'en doutais, soupira une Lina résolue en secouant la tête. Heureusement, j'ai tout prévu !
Elle se dirigea vers son étonnant moyen de locomotion et en sortit un costume ranger dans une housse.
Mais je n'ai pas pensé au maqui...
Moi si ! la coupa Mei avant qu'elle n'est pu finir sa phrase. Par contre, avez-vous un masque ?
Non, s'enquit sa conspiratrice en se mordant la lèvre inférieur. Et elle ne peut résolument pas garder celui-là... Tant pis, on va se débrouiller ! J'ai toujours trouvé une solution au problème de ERZ, ce n'est pas aujourd'hui qu'un petit masque de rien du tout va me faire plier ! Kay, cria-t-elle en se tournant vers moi. Ils ont sûrement prévu des toilettes, accompagne-la.
L'identité du ''la'' ne faisait aucun doute sauf à la personne concernée.
Quoi ?! s'exclama Elexa alors que je la prenait par le coude pour l'emmener. Elle sembla enfin comprendre ce qui se passait. Non ! cria-t-elle en se débattant. Non, non et non ! Il n'en est pas question !
C'est alors que nous croisâmes un couple : une femme-serpent moulée dans un costume très près du corps et une espèce de prince modernisé -typiquement le genre de costume qui faisait tapette.
Oh, mais c'est ton ex, déclara la femme-serpent en se tournant ver son conjoint. Mais tu es super bien déguisée ! On dirait... Toi ! Très effrayant, vraiment, rigola-t-elle.
Tellement petit...
Je sentis Elexa se fermer comment une huître à côté de moi. Elle qui avait habituellement toujours une réplique bien sentie à lancer grâce à son tempérament de feu, elle se faisait, ici, écraser par ce couple d'imbécile que je reconnus comme Isis et Vlady.
Ce costume te vas très bien, Iris, la complimentai-je ce qui eut pour effet de la faire sourire. Elle me lança un coup d’œil intéressé. Tu es assurément une belle langue de vipère, achevai-je.
Nous les dépassâmes sous le regard ahuri d'Iris -et encore, je l'avais épargné : je l'aurais volontiers traitée de langue de pute, ce qui était tout aussi vrai, mais ça n'aurait pas collé dans ma réplique. Dommage, une prochaine fois peut-être...- et je partis, tirant toujours Elexa derrière moi, à la recherche des toilettes que je ne tardais pas à trouver. Ils avaient un accès extérieur, d'où nous étions entrés, faisaient cinq fois la taille de mon appart' et étaient magnifiquement décorés.
Elexa se posa sur les quelques marches recouvertes d'un tapis rouge, qui menaient à une rangée de lavabo. Son visage était impassible et elle ne pipait mot. Souhaitant alléger l'ambiance, je me retournai et m'admirai dans l'un des immenses de la pièce et lançai :
Hey, j'suis vraiment très sexy !
Elle releva la tête et me regarda avec des yeux sortant de leurs orbites.
Me dis pas que j't'impressionne pas !
Sa mâchoire s'en décrocha. Je ne la lâchais pas du regard, attendant une réponse.
Je... Euh..., bégaya-t-elle.
Humm... Elle n'allait vraiment pas bien si elle ne pouvait même pas me remballer moi... Elle renonça finalement a commenté mon incroyable personne. Lina et Mei firent à ce moment-là une entrée fracassante.
Ma chérie, tu vas être resplendissante, s'exclama sa tante.
Kay, ouste ! se joignit Mei. Je sais que tu brûles d'impatience de voir la nouvelle Elexa d'Halloween mais tu vas devoir attendre dehors !
Ce petit bout de femme me poussa à l'extérieur et me claqua la porte au nez.
Bon courage, les soutins-je.
Mei peut être très persuasive, déclara Jude que je n'avais pas vu dans la pénombre.
Mais Elexa estlégèrementbutée comme fille... ironisai-je.
La nuit se faisait de plus en plus noire, et je ne doutais pas que ça serait un sacré Halloween.
Joyeux Halloween ^^
Je suis impardonnable... Je suis vraiment vraiment désolée, j'ai été surchargé et je n'ai pas eu le temps d'écrire la suite hier... Donc voilà, je vous la poste aujourd'hui, avec des millions d'excuses !!
Bonne lecture ^^
Elexa
J'étais là, assise sur mes marches, à regarder sans vraiment les voir Mei et Lina s'agiter dans tous les sens comme des abeilles trop pressées dans une ruche.
Je revoyais Isis dans sa combinaison moulante qui imitait à la perfection la peau du serpent. L'ensemble soulignait sa taille extra-fine de mannequin et son maquillage magnifique reprenait les écailles reptiliennes sur son profil gauche. Bien sûr que Vlady l'avait choisie, elle ; elle était plus belle que je ne pourrais jamais l'être.
Je n'avais qu'une seule envie, me lever et rentrer à la maison pour pleurer sur mon sort, hors de la vue d'un témoin quelconque. Cependant, mes jambes refusaient de m'obéir et Mei s'approchait dangereusement de moi, une mallette pleine de maquillage à la main.
Elle la posa sur la première marche et s'installa face à moi. Elle prit mon visage entre ses mains et planta ses yeux sombres dans les miens.
Tu as la chance d'être une fille magnifique, tu ne le sais pas et tu le caches derrière des montagnes d'horreur, murmura-t-elle. Laisse-moi détruire à coup de pinceau ces saletés de montagnes.
Elle aussi était somptueuse dans son costume de fée. Sa petite jupe faite de grandes feuilles agrémentées de fleurs de lys violettes voletait dans la pièce à chacun de ses mouvements. Elle l'avait mise avec le haut cache-cœur assorti et une paire de petites ballerines. Son masque, qui semblait lui aussi être en feuilles, laissait apercevoir de longs cils verts. Quelques petite marguerites multicolores étaient parsemées dans son petit carré mi-long ; elles ressortaient d'autant plus dans ses cheveux noir corbeau. Tout ceci lui allait divinement bien, elle était vraiment très jolie.
J’acquiesçai.
Linaëlle
Ma petite nièce chérie à une fête d'Halloween... Waaaaaaaaaaah ! J'étais si heureuse !!! Après une dizaine de minutes de maquillage par l'amie d'Elexa, -on peut dire que la petite était douée !- nous avions fait un chignon de danseuse serré perché sur son crâne puis avions placé le petit diadème noir dans ses cheveux.
Elle était magnifique comme ça !!
Elle ressemblait tant à sa mère ! Les mêmes cheveux blonds, les mêmes yeux bleu-violet, le même nez fin et droit -il n'y avait que sa bouche pleine qu'elle avait hérité de son père...
La disparition de Céleste m'affligeait bien plus que je ne laissais paraître.
Enfant, c'était toujours moi qui m'occupait d'elle. Nos parents n'étaient jamais à la maison, et lorsque grand-mère Erzsébet ne nousgardait pas, c'était moi qui la surveillais, malgré que j'ai seulement 3 ans de plus qu'elle. Je la câlinais, lui racontais des histoires, la bordais le soir car elle me réclamais, moi et seulement moi ; tandis qu'elle arrivait, de son côté, à maîtriser mon comportement fougueux et extraverti.
Ma petite Céleste...
Ça avait été le déchirement lorsqu'elle était partie avec cet homme. Mais elle était amoureuse, m'avait-elle confiée. Je ne pouvais donc que la laisser partir, malgré son jeune âge. J'avais mis de nombreux mois avant de me faire à ce vide, puis grand-mère Erz, comme je l'appelais, m'avait donné un bon coup de pied au derrière et je m'étais lancée dans le commerce. Céleste m'envoyait de moins en moins de nouvelles, et, absorbée dans le travail, je ne m'en rendais pas compte. Quelques années plus tard, ERZ naissait et explosait sur le marché.
Ce ne fut que le jour où mari de ma chère petite sœur se présenta à ma porte, une enfant à son côté que je me rendis compte que nous nous étions, petit à petit, éloignées l'une de l'autre. Et je ne pourrais, malheureusement, jamais remédier à cela.
Ce soir-là, je dormais sur le canapé, pleurant toutes les larmes de mon corps. L'enfant, la fille de Céleste, s'était endormie sur mon lit et je n'avais pas osé la déplacer. À l'aube, j'avais été réveillée par une voix fluette qui chantait les chansons Disney. La petite Elexa s'était retournée et m'avait lancée un immense sourire.
Coucou tatie !!
Bien que cela me faisait du mal, je voulais apprendre à connaître cette princesse.
Après plusieurs semaines sans nouvelle du père, je compris qu'il avait disparu. Je m'étais attachée à la puce, elle me rappelait sans cesse sa mère, je me sentais responsable d'elle comme je m'étais sentie responsable de ma cadette à l'époque. Je la gardai donc avec moi.
Elexa ? l'appelai-je, la voix pleine d'émotions.
Elle se tourna vers moi et me transperça de ses bijoux uniques maintenant mis en valeur. Je sentis les larmes montées mais les contenais.
Tu es splendide ma chérie, lui souriai-je.
Elle me regarda, attentive et une légère lueur d'inquiétude s'alluma dans son regard.
Ça va pas Lina ? demanda-t-elle.
Si si, la rassurai-je. Je pensais juste que j'avais oublié de changer mon vernis de pieds et il ne doit pas du tout être raccord !
Cette excuse sembla la satisfaire. Elle me sourit tendrement et me claqua un baiser sur la joue.
Merci pour tout, Lina.
Elle allait me faire pleurer cette nouille !
Jude
Kay et moi patientâmes un long moment dehors, entendant parfois les exclamations de la grande blonde -je crois que c'était l'employeur de Kay, soit la tante d'Elexa. Nous eûmes le temps de détailler quelques costumes et de discuter un peu quand finalement, Mei sortir avec Elexa.
Lina doit faire quelques petites retouches, spécifia la petite fée. Elle nous rejoint plus tard.
Mais ce n'était pas ça qui accaparait l'attention de Kay. Il ne lâchait pas Elexa des yeux. Il faut dire que la transformation était radicale. Elle avait été métamorphosé en le cygne noir de Black Swan. Elle surpassait largement l'originale de Natalie Portman et ressemblait vraiment à une ballerine démoniaque. Composé d'un haut bustier et d'un jupon en plumes, la robe apportée par la tante lui allait parfaitement et était très travaillée. Même si elle était très belle, tout ceci n'aurait pas eu le même effet sans cette petite fée discrète en apparence mais qui, en fait, était pleine de vie. Ça ne servait à rien de se voiler la face -je ne m'appelais pas Kay- cette fille m'intriguait autant qu'elle m'attirait. Elle avait réalisé un véritable chef-d’œuvre sur le visage d'Elexa, reproduisant le maquillage du film à la perfection. Elle avait raison, son amie n'avait pas besoin de masque, puisque que celui-ci faisait parti du maquillage.
Bon, on y va ! s'exclama Mei. J'aimerais participer à cette fête avant qu'elle ne soit finie !
Elle sautilla jusqu'à moi et m'attrapa par le bras. Elle m'adressa un sourire espiègle que je lui rendis. Nous n'avions pas fait un pas, qu'on cria derrière nous. Je me retournai brusquement, prêt à agir, quand je remarquai qu'il s'agissait seulement d'Elexa qui avait trébuché sur ses talons hauts- évidemment, ces deux relookeuses ne l'avaient pas autorisée à garder ses vieilles baskets violettes- et avait été sauvée in extremis par Kay.
Quel idiot ! Soit il était vraiment bigleux et ne se rendait compte de rien, soit il ne voulait juste pas l'avouer, mais il était clair qu'il n'était pas ''juste le mec employé par Lina'' comme il me l'avait dit plus tôt dans la soirée. On ne regardait pas l'objet de son salaire comme ça. Mei ria doucement en regardant dans la même direction que moi.
Ça va ? demanda mon pote aveugle.
Ouais, répondit la fille tout aussi myope de ne pas remarquer la façon dont elle était admirée.
Accroche-toi à mon bras, idiote ! protesta Kay alors que cette dernière s'éloignait. J'vais pas t'étrangler !
Mais qu'est-ce que t'es chiant ! S'énerva Elexa.
Bizarrement, le fait qu'elle réplique parut rassurer Kay. Aïe aïe aïe... Il y avait plus de mal que je ne le pensais.
Aller, les tourtereaux, on avance ! leur cria Mei.
Ils relevèrent tous deux la tête à la mention d'une possible relation entre eux.
Ça va pas ! S'insurgea Elexa. Comme si je pouvais sortir avec un mec pareil ! Je le supporte pas !
Et ben, ça nous fait un point commun ! Répliqua Kay.
Et ils continuèrent comme ça tout le long du trajet.
Tu vas bien ? S'enquit Mei. Tu t'es brusquement tendu quand tu as entendu Lex crier...
Mei avait raison. Question d'habitude, j'avais fait des combats rémunérés pendant 5 ans et arrêté voilà bientôt 2 ans. Mais les habitudes restaient, et heureusement sinon je serais sûrement mort à l'heure qu'il est. Ben oui, les mecs que je combattais aimaient pas trop qu'un gamin de 13 ans les foutent au tapis, -ils étaient souvent rancuniers – résultat certains ressentaient le besoin de me ''donner une bonne leçon'' selon leur dire, même après que j'ai pris ma ''retraite''.
Ce job forcé, je l'avais dégoté après m'être enfui d'un de ces foyers d’accueil -le 8ème ou 9ème, je sais plus... À 11 ans, j'avais arrêté de compter. De toute façon, celui-là avait été le dernier. BlinkGT, c'est comme ça qu'il se faisait appelé, m'avait trouvé en train de chercher à bouffer dans une benne et m'avait dit de le suivre. Plusieurs mecs beaucoup plus vieux que moi m'attendaient à l'entrée de l'usine désaffectée où il organisait ses combats, et ont commencé à me tabasser. J'en avais mis 3 sur 5 K.O. avant de moi-même tomber dans les vapes. À mon réveil, BlinkGT m'offrait un toit et de quoi me nourrir en échange de ma participation à ses duels illégaux.
J'acceptai. J'avais 13 ans.
Au fur et à mesure, je me fis une réputation, et surtout une carrure, qui attirait les lutteurs de toute la France. Les gens misaient sur moi et je me faisais du fric. Puis, à 18 ans, ayant amassé assez d'argent -du moins c'est ce que je croyais- je me fis faire un certificat de bac factice et intégrais la fac de médecine, où je rencontrais Kay. Mais avec le prix du loyer du petit appart' que je louais, la bouffe et tous le reste, mon argent fondis comme neige au soleil. La suite, vous la connaissez.
Pendant tout le temps de ma réflexion, Mei ne m'avait pas lâché des yeux. J'inspirai fort.
Ouais, fis-je en expirant. J'ai juste été surpris par ce cri...
Elle parut sceptique mais je n'en dit pas plus. Même Kay ne savait pas l'histoire de mon passé. Il essaya bien quelques fois de me faire cracher le morceau mais comprit vite que je ne souhaitais pas en parler.
Mei allait me questionner quand nous atteignîmes l'entrée. Même les engueulades d'Elexa et Kay cessèrent.
La maison -enfin plutôt le château- était déjà impressionnante de loin mais elle l'était encore plus de près. Deux armures gardaient le passage. À première vue, elle semblaient vide, mais j'aurais juré les avoir vu se ''redresser'' à notre arrivée...
C'est parti ! s'enhardit mon accompagnatrice.
Isis
Putain, que la musique est chiante... Et cet abruti qui danse comme une merde !
Vlady, bébé, tu m'marches sur le pied...
Ah, excuse poupée ! susurra-t-il.
Je suivais la direction de son regard et... Putain quel connard ! Voilà pourquoi il était déconcentré ! Sa garce d'ex et son mannequin de petit ami -comment ce beau gosse avait pu tomber aussi bas...- étaient rentrés.
Mais... ?! Putain, dis-moi que c'est pas vrai ?! Je rêve ! Cette robe, c'était celle de Valentino, le célèbre styliste !!!! Pas possible ! Cette petite pute avait dû payé un prix de dingue pour avoir une robe pareille !
Pff... La pauvre petite a été obligé de se changer pour entrer. Ils ont pas dû l'accepter avant... me moquai-je.
Ouais... répondit Vlady sans vraiment avoir fait gaffe à ce que j'avais dit.
Je le poussai violemment et lui sifflai, hargneuse :
Tu pourrais arrêter de mater une autre meuf quand tu danses avec moi ?!
Surpris, il reprit vite contenance et leva les yeux au ciel.
C'que tu peux être jalouse ! C'est quand même pas ma faute si elle est plus sexy que toi !
Je le regardais sans comprendre.
Tu parles de la fille que t'as trompé avec moi, là ?
Il se rapprocha de moi et murmura :
Ouais, la fille qui voulait jamais coucher... Fallait bien que je trouve un plan cul, fit-il en me mordillant le lobe d'oreille.
Il n'eut pas le temps d'esquiver la gifle magistrale que je lui administrais.
Hey ! cria-t-il. C'est quoi ton problème ?! eut-il le culot de dire.
Mon problème ? Hurlai-je, hors de moi. C'est toi mon problème, connard ! Va crever, espèce d'enflure !
Je m'éloignai, passai par les vestiaire pour récupérer ma pochette et sortis, la tête haute.
Je me trouvais dans le parc, cherchant mon portable et tombai sur les clés de la voiture de Vlady. Cet idiot me les avait passées en début de soirée, ne sachant pas où les mettre. Je jubilais.
Je grimpai à l'intérieur, laissant Vlady se démerder seul pour rentrer -j'avais aussi son portable et l'avais ''accidentellement'' jeté dans les toilettes adjacents au vestiaire.
Les larmes roulaient toutes seules le long de mes joues. Je les effaçais rageusement. Allons Isis, tu n'allais pas pleurer pour ce parfait connard ; tu avais vécu pire. Bien pire.
Les lumières de la villa où j'habitais étaient éteintes. Faîtes que mon père dorme ! Je continuai à rouler un peu plus loin, jusqu'à cette grande descente qui se terminait par un mur. Je descendis de voiture et pris soin de ne pas serrer le frein à main. J'eus un malin plaisir à voir l'Audi TT décapotable s'écraser violemment contre le mur en béton.
Heureuse de ma vengeance, je revins sur mes pas et rentrai à la maison. Je retirai mes talons, soucieuse de faire le moins de bruit possible. Alors que je commençais à grimper les escaliers sans même respirer, la lumière s'alluma soudainement derrière moi. Je me retournai lentement et reconnus les yeux fous de mon père.
Où étais-tu ?
Sa voix était calme, trop calme.
Je... Je suis sortie, déglutis-je. Maman était au courant, me défendis-je.
Mensonge ! rugit-il.
Le calme avait disparu.
Tu ne sais rien faire ! Tu es laide et conne comme une pelle à merde, énuméra-t-il toujours en hurlant. J'apprends aujourd'hui que tu es aussi une menteuse et une salope vu la voiture dans laquelle on t'as ramené ! Tu lui as promis quoi à ce mec ? Une bonne baise tous les jours ? Tu n'es bonne qu'à ça ! Mais quand t'arrêteras de me faire honte ! beugla-t-il.
Je... Je... balbutiai-je les larmes aux yeux.
Oh puis arrête de chialer ! J'vais t'donner une bonne raison de pleurnicher !
Et ce fut mon tour de me prendre une tarte. Mais celle-ci n'avait rien de comparable avec celle que j'avais mise à Vlady quelques minutes plus tôt. Je tombai sous l'impact.
Ça t'apprendra, sale traînée, ajouta-t-il avant de retourner dans sa chambre.
La pièce fut plonger dans le noir, faiblement éclairée par le réverbère dans la rue.
J'attendis quelques instants, m'assurant que mon père s'était recouché, puis finis par monter. Je pénétrai dans ma salle de bain, mes yeux secs. Je pris un coton, y mis du démaquillant et commençai à enlever toutes les couches de fond de teint. Le travail terminé, je m'observai un moment dans le miroir. Le reflet renvoyé ne correspondait pas du tout à l'allure assurée de jeune mannequin sue j'arborais habituellement. On y voyait seulement une jeune fille défiguré par des cicatrices en tout genre. Cicatrices que mon père se faisait un plaisir malsain à critiquer, alors qu'il en était le seul responsable. Je me souvenais de chaque date, et la façon dont j'avais hérité chacune d'elles. La marque circulaire sur ma joue ? Le 3 janvier 2006, un mégot de cigarette qu'il ne savait pas où éteindre. La griffure sur mon menton ? Le 7 juillet 2012 -pas si vieux que ça... Peut-être qu'elle partirait avec le temps. Ce jour-là, il s'amusait à passer une lame de rasoir sur tout mon corps. Et la marque rouge qui était en train d'apparaître vers mon œil ? Y'a à peine cinq minutes, une gifle parce qu'il me considérait comme une sous-merde.
Mais cette marque-là disparaîtra, et, demain matin, elle n'y sera déjà plus, comme beaucoup d'autres...
Je fis tomber ma combinaison et examinai mon corps, lui aussi non-épargné. Mon attention se porta vers une entaille au poignet. Celle-là, c'était de moi. Au moins, grâce à cette dernière, je savais que pour en finir, il fallait tailler à la verticale, et non perpendiculaire au veine comme je l'avais fait.
Je trouvai le short et le top qui me servait de pyjama, les enfilai et me glissai dans mon lit froid, espérant rêvé d'une vie meilleure.
Kay
Mei et Jude dansaient ensemble sur le dernier Avicii. Ils avaient l'air de s'éclater mais je préférais rester sur le côté.
Ça te dirait une petite danse ?
Cette question n'était pas adressé à moi, mais à Elexa. Ce n'était pas la première de la soirée et ça commençait à me taper sur le système. J'attendis qu'Elexa l'envoie gentiment sur les roses comme elle l'avait fait avec tous les autres qui s'étaient proposés. Mais aucune réplique cinglante ne vint. Je me retournai pour trouver une Elexa bouche-bée. Je ne reconnus pas immédiatement le mec qui lui avait fait la demande mais lorsqu'il me lança une oeillade triomphante alors qu'il commençait à l'emmener sur la piste, je l'identifiai. Costume de pédé : Vlady.
Je chopais Elexa juste avant qu'elle ne soit hors de ma portée.
Désolé, p'tit prince mais elle, elle peut être bien plus toxique que ton serpent. Pas sûr que tu supportes le poison.
Je n'attendis pas qu'il me réponde. Je tirais Elexa derrière moi, entendant son jupon noir crissé à chaque pas qu'elle faisait.
Non mais qu'est-ce que t'attendais ?! Qu'il te culbutes dans un coin sombre ?! l'engueulai-je.
Mais quand je me retournai, il n'y avait personne.
Elexa
Je vis Kay commencer à sortir de la salle avec une grande brune à la tenue multicolore. Je ne l'avais pas encore vu de la soirée et avec son masque, elle ne me disait absolument rien.
J'entendis un bruit derrière moi et pivotai pour me trouver face à face avec un homme entièrement vêtu de noir.
Il est parti avec une autre, dit-il de sa voix ténébreuse.
Hein ?! Mais... C'est quoi ce délire ?!
On se connaît ? éludai-je, pas sûre de vouloir poursuivre la conversation qu'il avait engagé.
Ils vont peut-être faire plus que discuter, continua-t-il, ignorant totalement ma question.
Mais de qui parlait-il, bon sang ?! Bon, ok, je mentais. Je savais exactementdequi il voulait parler...
C'est fou ce que les humains peuvent être long à la détente...
Quoi ?! m'étranglai-je.
J'ai dit : c'est fou ce que ce crétin peut être long à la détente... répéta-t-il.
Ça y'est, je commence à délirer... J'arrête le jus de pomme, moi... , pensai-je.
Suis-moi, m'ordonna-t-il.
Je savais bien que je n'aurais pas dû suivre un gars dont je ne connaissais même pas le nom... Mais, au fond, qu'est-ce que je risquais ?
Je le suivais dans un coin un peu reculé. Puis, tout se passa très vite. Il m'accula au mur et dévoila des dents semblables à celle de Lina.
Tu as l'air très appétissante, grogna-t-il.
Il grogna ! Y'a que moi qui trouve ça bizarre ?
Et là, il planta ses crocs dans mon cou. Punaise !! J'ai cru que c'était des faux moi !
Je le sentais aspirer mon sang et hurlai. Ma vision se brouillait et bientôt je ne vis plus rien.
Le noir complet.
Elexa ! Elexa, réveille-toi !
On me secoua comme un prunier. J'ouvris brusquement les yeux et remarquai, seulement alors, que je n'avais pas arrêté de crier.
Tu as fait un cauchemar ! Pfiou, ça fait cinq minutes que j'essaie de te réveiller !!! Les petits qui demandaient des becks ont cru que la fille de ''L'exorciste'' était là-haut !
J'essayai de calmer les battements de mon cœur.
Co... Co... Comment tu m'as retrouvé, bégayai-je.
Hein ? Qu'est-ce que tu racontes ? Ta chambre n'a pas changé d'endroit en une nuit, se moqua-t-il.
Non, je secouai la tête. La fête ! Comment tu m'as retrouvé à la fête ?!
Euh... Non, désolé mais y'avait pas de fête prévue... On s'est juste maté ''Scream l'intégrale'' mais pas de fête, Lex.
Hein ? Mais...
Et ben, moi qui était impressionné par tes réactions devant les films : pas de cris, pas de ''Arrête çaaaaaa'', je découvre qu'en fait tu t'es juste contenue, rigola-t-il.
Je ne comprenais toujours rien de ce qui se passait et Kay dû l'apercevoir.
Ok, explication : il n'y a pas eu de fête, tu as juste fait un horrible cauchemar.
Je voyais bien qu'il se retenait d'éclater de rire, mais je n'étais pas pour autant rassurée. Il se baissa et regarda sous le lit.
Pas de monstre là-dessous. Il s'éloigna et me dit un clin d’œil. Tu peux dormir tranquille.
Il referma la porte et redescendit au rez-de-chaussé.
Inutile de préciser que ma nuit fut tout sauf ''tranquille''. Le lendemain, je découvrais une carte dans ma boite aux lettres.

Perso, je trouve ça flippant.
Bonjour les p'tits anges !! (et les monstres [je sais qu'il y en a parmis vous ;D])
Aujourd'hui nous sommes le 1er décembre et, comme promis, le premier chocobonus (mon nouveau mot ;p) du Calendrier de l'avent !!!
Bouneuh lecture !!!
Elexa
Lorsque je me levai, je remarquai en ouvrant mes volets que la nature avait revêtu son manteau blanc. Au moins trente centimètres étaient tombés en une nuit.
Je n'avais jamais vu ça à Paris d'aussi longtemps que je m'en souvienne. Bien sûr, enfant, avant que je ne vienne vivre chez ma tante, je jouais souvent dehors avec mon père. Notre passe-temps favoris en hiver ? Le concours de bonhomme de neige ! Maman jugeait le plus beau et le gagnant remportait une papillote en plus. S'en suivait bataille de boule de neige, courses de luges... Je riais aux éclats devant papa trébuchant sur une pierre et tombant tête la première dans ce nuage glacé.
Je me secouai violemment.
Au loin, plusieurs enfants se chamaillaient pour savoir qui remonterait la pente en tirant le traîneau derrière lui. Leur bonnet bien enfoncé sur leur petite tête, ils ne tardèrent pas à se décider à faire un roulement.
Mon souffle faisait de la fumée dans l'atmosphère froide qui venait pincer mes joues. Je refermai la fenêtre et me glissai sous les couvertures, à l'abri de cette eau gelée. Bientôt, des larmes inondèrent mon visage, roulant dans mon cou comme la luge des bambins de tout à l'heure.
Noël approchait.
Et voilà le deuxième chocobonus !!!! J'espère qu'il vous plaira ;D
Linaëlle
Dior ? Jimmy Choo ? Louboutin ?
Je me baladais en ville depuis bien deux et demi et je n'avais toujours pas trouvé une nouvelle paire d'escarpin ! Impossible de dénicher la perle rare !
Pff, quelle galère ! Il allait encore falloir que je cours jusqu'à Milan pour trouver des talons originaux !
Alain, prévenez monsieur Naussbaum que j'aurais besoin de ses services ! Non. Oui, j'ai besoin du jet privé. Non. Dans une dizaine de minutes environ. Merci Alain.
Je raccrochai et marchai à toute allure à l'endroit où j'avais demandé à mon chauffeur de m'attendre. Ma course fut bien sûr ralentit par quelques passants demandant des autographes -j'étais célèbre, que voulez-vous...- et de nombreuses plaques de verglas qui faillirent me faire chuter.
Je tournai à l'angle d'une rue, avançant toujours aussi vite, quand j'entendis un chant familier. Chant m'évoquant le bonheur, la douceur et le partage.
Le chant de Mickey !!!!!!
Bon c'était aussi le chant traditionnel du Noël anglais mais je l'associais plutôt au chant de Mickey...
Me dirigeant vers la chorale d'enfants qui entamait les divers chants de Noël connut de tous. Leur voix fluette donnait à ces chansons mythiques un côté magique. En fermant, je me serais presque cru à côté d'un feu de cheminée plutôt que dehors dans le froid.
Je m'approchai et déposai un billet de vingt euros dans le petit chapeau où trônaient déjà quelques piécettes. J'avais les moyens, pourquoi privé des gens qui méritaient ?
Je repartis en direction de la voiture. Je n'avais plus tellement envie de chaussures finalement.
Bon... Bonjour... *Se cache derrière un pot de crayon* Je suis désolééééééééeeeeeee !!!! Pleins de 'tits problèmes qui s'accumulent hier soir, je pensais avoir le temps et finalement... Bah, je l'ai pas eu.
*Esquive les tomates trop mûres*
Pardonnez-moiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!! T_T
Voyez le bon côté des choses, deux chapitres pour vous aujourd'hui ^^
Allez, je vous envoie l'affaire :D
Jude
L'air vif me pénétrait jusqu'aux os malgré les multiples épaisseurs accumulés sur mon dos. Je soufflai un nuage de fumée, hésitant sur la décision à prendre : frapper et le revoir ou ne pas frapper, tourner les talons et s'en aller.
Finalement, je n'eus pas le temps de faire ni l'un ni l'autre. La porte s'était ouverte juste devant moi, laissant passer un jeune garçon d'une quinzaine d'années victime de plusieurs meurtrissures au visage. Son teint était livide et il semblait sur le point de dégueuler sur mes pompes. Il n'allait pas tenir très longtemps. Pauvre gosse.
Il me lança un regard noir, comme pour me signifier que c'était un dur malgré les apparences et qu'il en avait rien à faire de ma pitié. Que je pourrais jamais comprendre les raisons qui le pousse à se faire passer à tabac tous les soirs. Je sais ce qu'il pense, parce que je pensais exactement la même chose quelques mois plus tôt. Je le vis s'éloigner en claudicant et se tenant le ventre.
Alors le Déboiteur, ça te manque tant que ça de te prendre une raclée ?
Je souris intérieurement à la mention de mon ancien surnom et me tournai vers BlinkGT.
Pendant sept ans, il avait été ma seule famille. Certes, pas une famille très stable pour un gamin de onze ans, mais une famille tout de même.
Je sais pas. T'arriverais à me botter le cul, boss ?
Ne me sous-estime pas, p'tit branleur ! ria-t-il. Sérieux, qu'est-ce que tu fous là ? Ils risquent de te chopper s'ils te voient.
Tu m'aiderais, comme la dernière fois.
Mouais... marmonna-t-il. Rentre, ça caille dehors.
Je pouvais encore faire demi-tour, fuir une ancienne vie trop dure. Les coups de poings, les os brisés, les yeux au beurre noir du lendemain ; je me souvenais de tout. Avais-je vraiment envie de retourner là-dedans ?
Bah, qu'est-ce que t'attends ? Qu'il y ait des stalactites qui poussent dans ton nez ?
Je ris et m'engouffrai dans l'antre, laissant toutes les sensations resurgirent.
Bon, je vais me faire des ennemis mais...
Commençons par le commencement : DÉSOLÉÉÉÉÉÉÉÉ !!! J'ai pris du retard une fois et, effet boule de neige, impossible de le rattraper :/
Du coup, j'ai le bonus d'hier mais celui d'aujourd'hui... Ce sera pour demain >_<
MAIS ! J'ai prévu (ok, j'ai été menacée) de poster le chapitre suivant (de la "vraie" histoire) ce week-end (au lieu de dans 3 semaines ^^'). Sans rancunes, du coup ?
Mei
Noël était un moment de partage. Noël était un moment convivial où chaque membres d'une même famille se retrouvaient. Noël était aussi une saison froide et où l'on bénissait l'inventeur de la couverture chauffante. Mais plus que tout, Noël était une période parfaite pour le...
SHOPPIIIIIIIIIIIIIIIIIIING !!!!
Arrête un peu de crier et regarde-moi bien en face : il est hors de question que j'aille dans un immense magasin où l'on peut me coiffer, me maquiller, m'habiller et parfumer la moindre particule de peau qu'ils pourraient entrevoir !
C'était ce qu'Elexa avait dit il y a vingt-cinq minutes.
Un thé, mademoiselle ?
Non merci, répondis-je aimablement.
Je profitais de cet instant de pure bonheur, le coiffeur me frictionnant doucement le cuir chevelu de ses doigts savants. J'avais l'impression que plus je me relaxais, plus mon amie gigotait à côté de moi. J'avais pourtant pensé que Carine aux mains d'argent, comme on la surnommait, aurait su détendre mon amie. Mais non, même la reine du massage n'était pas arrivée à la calmer.
Ça va, ma belle ? demandai-je tout de même.
À mes risques et périls.
Je te hais, siffla-t-elle entre ses dents.
Je lui soufflai un baiser en faisant un clin d’œil.
J'avais déjà repéré ma robe et j'avais une petite ide de celle que porterait Elexa. La rouge brique aux manches en dentelle serait parfaite et mettrait en valeur sa taille de guêpe. Pour moi, mieux valait partir sur un modèle ample. Les petits gâteaux de maman n'allaient pas faire partir ses kilos en trop...
On nous fit lever et nous rendre à deux sièges côte à côte. Je souris au miroir mais dus me rendre à l'évidence : j'étais peut-être mignonne pour Jude, mais Elexa, elle, était d'une beauté à couper le souffle. Elle avait un visage parfait, ses cheveux blonds comme le blé des champs d'été brillaient de mille feux -quand elle prenait le temps de les laver...-, une silhouette à faire pâlir Kate Moss et des yeux hypnotiques. Comment pouvait-elle passer à côté de l'aura charismatique qu'elle projetait autour d'elle ?
Ce sera quoi pour vous, mademoiselle ?
Ma chère collègue dévisageait l'employée comme si elle lui avait demandé de se mettre nue. La situation aurait été comique si Elexa n'était pas sur le point d'exploser telle une fusée au décollage.
Faîtes-lui un chignon un peu flou qui fera sensation à Noël !
Je lançai un sourire ravageur au bel inconnu. Il fallait que je me calme, Jude ne serait pas content... La pensée de le voir jaloux me fit pouffer. Heureusement qu'il n'était pas comme Kay !
Je me tournai vers mon amie. Et dire qu'elle ne savait même pas ce qui l'attendait...
Je ne suis pas la gérante du blog, celle-ci s'est cachée. Je suis seulement un doigt qui écrit tout seul. Elle s'excuse de tout son coeur et demande si vous êtes prêt à la retrouver toute entière... Elle me demande aussi de vous dire qu'elle rattrapera son retard et que demain il y aura un chocobonus + la suite de l'histoire.
Amicalement,
Le doigt de Lovely Ugly.
Briac
L'Hellébore noir, plus connue sous le nom de rose de Noël est un végétal acaulescente de la famille des Ranunculaceae.
C'est ce que l'on nous apprenait dans les cours de botanique. Pour moi, c'était une plante dangereuse car fortement toxique mais surtout, c'était la fleur préférée de Lina. Voilà pourquoi, années après années, je prenais le risque de les cultiver avec soin dans un recoin du jardin, à l'abri des regards, pour les lui offrir à l'apogée de leur splendeur à leur chère adoratrice.
Et l'apogée, c'était aujourd'hui. Le matin, je me levai de bonne heure et me rendis dans la serre. J'admirais le calme et l'agitation de la nature. Le fait qu'elle puisse être aussi silencieuse, reposante, et respectivement bruyante et active.
Je me rapprochai lentement de fruit de mon travail et vérifiai que tout était parfait. Les fleurs ne dégageait pas de parfum spécial mais je ne pouvais qu'admirer leur beauté. Leurs feuilles vert foncé, épaisses et coriaces prouvaient la robustesse de cette espèce, tandis que leurs pétales blancs, légèrement rosés, conféraient un petit côté fragile à ces merveilles.
Me munissant d'un cutter, j'en sectionnai les cinquantes plus belles que je reliai d'un ruban rouge. Content de mon bouquet, je m'en allai le déposer devant la porte de la chambre de la femme que j'aimais.
Quelques heures plus tard, alors que j'était occupé à allumer un feu de cheminée, Linaëlle descendit au rez-de-chaussé.
Oh, bonjour Briac ! Sais-tu que j'ai encore reçu des fleurs ?!
Ah oui ?
Oui ! Et encore des roses de Noël ! C'est fou la peine que mon mystérieux anonyme doit se donner !
Il doit vraiment tenir à toi, ajoutai-je.
C'est sûr, ria-t-elle. Mais tu ne serais plus l'homme de la maison !
Elexa, qui bouquinait sur le fauteuil d'à côté, me lança une œillade significative. Elle avait deviné mes sentiments depuis bien longtemps et tenait à ce que je les exprime. Mais cela ne devait pas venir de moi. Il fallait que je patiente, l'amour est une longue conquête semée d'embûches. Alors, je répondis :
Oui... Tu souhaites que je te les mette dans un vase ?
Bonjour à toutes et à tous !
Bon, je vais faire des mécontent(e)s mais je suis obligée d'arrêter les chocobonus et de mettre en pause l'histoire... Je suis vraiment vraiment désolée !
Je pense que vous aviez constaté la non-présence des chocobonus qui auraient dû être posté chaque jour. Malheureusement, mes soirées et mes week-end sont absolument débordés ces temps-ci même si je fais de mon mieux pour essayer d'avancer l'histoire. Malheureusement ça ne suffit pas... Donc pas de chapitre pour ce week-end, et pas de chocobonus.
Je suis inexcusable de vous avoir promis quelque chose que je ne peux pas tenir, mais c'est ainsi... Bien sûr, je ne compte pas arrêter l'histoire mais il faudra peut-être attendre quelques semaines avant que la machine se remette en marche >_<
Bref, merci à toutes les personnes qui me lisent et à bientôt ^^