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Date de création : 23.04.2013
Dernière mise à jour :
16.03.2014
45 articles
Petite image qui peut vous aidez à vous représentez Justine... Bonne lecture !
??
Je me meurs... Ces mots peuvent avoir d'autres significations que celle qu'on emploie habituellement. Je ne meurs pas physiquement mais je sais que je ne suis plus qu'une épave, sans émotions, sans envies et sans projets... Finalement la définition du mot ''mort'' me convient tout à fait.
Mortadj,Qui a cessé de vivreSyn.: éteint.
Oui. C'est tout à fait ça... Je suis morte.
Linaëlle
Trois petits coups secs frappés à la porte me sortir de ma torpeur. On parie que c'est Justine ? La porte s'ouvrit sur ma secrétaire toujours aussi pimpante. Gagné !
- Mme Dularo, votre rendez-vous pour la sélection du nouveau mannequin masculin à lieu dans 15 minutes.
- Merci Mlle Burgoz ! Pouvez-vous m'appelez une voiture ?
- C'est déjà fait Madame. Elle vous attend dans 5 minutes en bas.
Justine travaillait pour moi depuis 2 ans seulement mais pour rien au monde je ne l'aurais renvoyé. Je ne sais même pas comment je me débrouillais avant son arrivée. Son sérieux n'était pas sa seule qualité; elle arrivait à organiser mon emploi du temps hyper chargé, ce qui était un vrai casse-tête, anticipait mes besoins, et, ce qui était franchement pratique, prenait le temps d'écouter -et essayait de résoudre- mesproblèmes personnels.
Mais, même elle, séchait sur le tourment qui me rongeait.
- Toujours aucunes idées pour ma nièce ?
Elle me regarda derrière sa monture de lunette. Son air tout aussi loufoque que moi faisait que nous nous entendions vraiment bien. Elle était, physiquement parlant, le stéréotype même de la secrétaire; un chignon haut perché sur le haut de crâne, un maquillage léger, le petit chemisier blanc, la jupe crayon noire et le blazer assortie. N'oublions surtout pas la paire d'escarpins noires !
- Figurez-vous que si, une idée m'est venue !
Je devais la regarder avec des yeux tous ronds, pleins d'espoir vu la fierté régnant sur son visage.
- Accouchez !! Vite, dépêchez-vous !!
Mon subitement changement de ton l'a surpris. Ou alors les termes un peu ''crus'', comme elle le disait, que j'avais utilisé. Peu importe la façon dont je l'avais dit, si elle ne me faisait pas part de son plan immédiatement j'allais explosé !
-J'ai eu cette illumination en regardant ''C'est ma vie'' !
Venant de sa part, ce commentaire me troubla. Je n'arrivais pas à imaginer Justine devant une émission de ce genre; bien que j'en raffole, mais avec l'urgence de la situation, je ne pus la couper.
- Cela parlait d'une jeune fille qui, un an plus tôt, a perdu un petit-ami et elle ne s'en remettait pas. Elle essaye des traitements, on la voie beaucoup parler avec sa mère et...
- Abrégez Justine, je vous en supplie !
- Pardonnez-moi... (Elle repris sa respiration et poursuivit) Pour résumer, la seule chose qui l'a fait oublié sa rupture a été de se trouver un autre petit-ami !
Mon enthousiasme me quitta aussi vite qu'il était venu. Si il y a une solution que je n'avais testé, c'était bien elle ! Et pour cause, ma nièce refusait catégoriquement de sortir de sa chambre et de prendre soin d'elle. Et comme toute femme, aussi belle soit-elle au départ, la négligence lui avait valu une allure... Etrange ? Honnêtement, elle était arrivée a un stade où même moi la trouvait repoussante. Comment un homme aurait pu être attiré par elle ? L'horreur de ce que je disais me frappa, mais c'était la réalité... Je ne pouvais plus rien faire...
Devant mon silence, Justine reprit.
- Si elle vous ressemble elle doit être belle comme un cœur ! Vous n'aurez aucun mal à lui trouver un garçon !
Ma mine devait être franchement déconfite pour qu'elle se sente obligé de rajouter :
- Même si ce n'est pas une grande histoire d'amour, peut-être que d'avoir une deuxième expérience lui prouvera que ce sont des choses qui arrivent et qu'elle peut arrêter de se morfondre.
Son sourire s'étira jusqu'à dévoiler toutes ses dents blanches parfaitement alignées. Je n'osais pas la contredire et lui demandais de sortir après l'avoir remercier. A vrai dire, je n'avais écouté que d'une oreille sa dernière remarque, cherchant plutôt dans ma tête le nom de ce nouveau centre en Espagne pour adolescents dépressifs.
Alors qu'en pensez-vous ? Les premiers chapitres ne sont pas très mouvementés; il faut d'abord mettre l'histoire en place ! N'hésitez pas à me donner votre avis et à donner vos idées pour la suite !!
Kay
Le réveil de mon portable sonne pour la 5ème fois... Je relève la tête, souhaitant juste rappuyer une 6ème fois sur la touche Snooze; vous savez cette touche ''répéter dans 5 minutes''; et là je vois l'heure afficher sur ledit portable : 8h50. Et merde !
Je saute du lit et cours prendre un t-shirt potable, un jean déchiré au genou et enfile mes baskets Feiyue, qui sont maintenant plus grises que blanches. Tout ça en 3 minutes chrono !
Je passe devant le miroir de l'entrée et me regarde dans celui-ci. J'essaye de dompter mes cheveux en bataille et me dis finalement qu'ils me donnent un petit côté ''bad boy'' que les filles adorent. Espérons juste que ce soit aussi le cas pour des femmes un peu plus âgées...
Je dévale les escaliers des 6 étages qui séparent mon minuscule appart' du rez-de-chaussée de l'immeuble délabré dans lequel je vis.
Arrivé à l'agence, j'essaie de me glisser à l'intérieur. Peine perdue, une vielle pie me tombe dessus...
- Puis-je savoir ce que vous faîtes là, jeune homme ?
Je plaque mon sourire le plus charmeur sur mes lèvres et dis :
- J'ai été retenu pour le premier casting, donc je viens pour être pris pour le second.
Je lui ai fermé son caquet ! Néanmoins, mon charme absolu ne lui fit pas d'effet et ne l'empêcha pas d'ajouter :
- C'est bien dommage mais on demandait aux mannequins d'être là pour 8h30. Or, il est... (Elle regarda sa montre) 9h15.
Aïe, je suis mal barré... Réfléchis Kay, réfléchis !! Il faut absolument que je sois embauché pour ERZ ! Cette marque n'était pas très ancienne mais c'était le top du top en ce moment. Le mannequin qui sortira favoris à cette audition gagnera sans doute plus en un shooting photo que les vingt-cinq autres, qui auront perdu, en 3 mois. Si je ne suis pas retenu, je peux dire adieu à Paris et retourner à Travet. Et ça il n'en est pas question ! Il ne reste plus qu'une solution pour que je rentre, même si je n'aime vraiment pas faire ça.
- Je vous en supplie Madame ! Il faut vraiment que je passe ce casting, il en va de ma survie ! Je n'ai plus un rond sur moi, si je finis à la rue ce sera de votre faute !
- Jeune homme, lorsque vous aurez vraiment du mal à survivre, vous arriverez à l'heure !
Ouch, encore un coup... Pas tendre la grand-mère... J'avais quand même blessé mon égo pour elle... Enfin pour qu'ELLE me laisse entrer, mais bon on va pas jouer sur les mots !
Je m'apprêtais à lancer un pique à cette sorcière avant de partir mais une porte claqua violemment derrière moi.
Linaëlle
Le numéro 6 est vraiment bien bâti... Mais le 19 dégage quelque chose de... particulier...
Je laisse retomber la porte lourdement derrière moi. Oups... Je me trouve alors nez à nez avec Mme ''porte de prison'' qui sert de sécurité et un jeune homme tout à fait appétissant qui me jette un regard noir.
- Mme Dularo, ce garnement est arrivé avec 45 minutes de retard et souhaite maintenant poster pour le casting !
Il aurait tout aussi bien pu arriver trois jours après, ce n'aurait pas fait de différence. En un quart de seconde, il avait accaparé toute mon attention. Ce mec était un dieu ! Un visage de voyou, une peau bronzé juste comme il le faut, des cheveux châtains dont on a juste l'envie de plonger les mains dedans et un corps d'athlète juste délicieux...Je passe derrière lui, et... Aaaah ! Ces fesses !
- Mais qu'est-ce que vous faîtes ? me demande-t-il
Je me ressaisis d'un seul coup et le regarde, enfin dans les yeux. Oh. Mon. Dieu. Je manque de défaillir. Enfin non, je tombe... dans ses bras. Non non, je ne l'ai pas fait exprès juste pour sentir ses abdos, ce n'est qu'une impression de votre part !
- Oups, quelle maladroite. Excusez-moi ! dis-je en faisant mine de m'éventer.
Je crois qu'il comprit que j'étais sa chance de participer puisqu'il m'envoya un sourire de séducteur à faire pâlir Brad Pitt ! Il me pose sur un canapé non loin de là et s'agenouille devant moi.
- Vous allez bien ? Avez-vous besoin de quelque chose ?
Avec 30 ans de moins j'en aurai fait mon quatre heure ! Mais ayant l'âge que j'ai; je ne pouvais faire qu'une seule chose pour lui.
- Je vais mieux, merci. (Je lance moi aussi mon sourire sexy.) Suivez-moi, le jury est encore à l'intérieur.
Je me lève et me dirige vers la porte en balançant volontairement les hanches. Porte-de-prison est dépitée ! Un coup d'œil par-dessus mon épaule me confirme qu'il me suit. Si il est pris, les filles -et les hommes- vont se bousculer dans les magasins pour acheter mes produits !!
Kay
Je n'arrive pas à y croire ! Je me trouvais en compagnie de la directrice de ERZ, qui, en plus, me demandais de participer malgré mon retard ! Elle qui était réputé pour être intransigeante, je devais lui avoir fortement taper dans l'œil. Il faut dire que j'avais sorti le grand jeu; j'avais terriblement besoin d'argent.
- Linaëlle, je te croyais partie ! tonna une voix forte
- Je vous ramène un beau spécimen, déclara-t-elle en me matant une énième fois.
Je fixe tour à tour la dizaine de personne qui fait face. Ayant déjà conquis ''le boss'', je supposais que les autres allaient suivre. Je mets toute la conviction possible dans ma voix et me lance.
- Je suis Kay, j'ai 19 ans, je fais un mètre quatre-vingt sept pour quatre-vingt neuf kilos. J'ai déjà fait plusieurs shooting et je vous ai emmené mon book.
Je tends mon livre, et observe leurs réactions pendant qu'il le feuillette. Je suis assez confiant, étant donné mon physique mais surtout le pistonnage de Mme Dularo. Cette femme est étonnante. Pour son âge; elle doit avoir dans les 45 ans; elle est vraiment bien foutue ! Sa silhouette de top model, ses cheveux soyeux qui rendrait fou Jacques Dessange et un maquillage toujours parfait... Non, il n'y avait rien à dire, cette femme était belle !
- Kay ?
Cette voix bourrue qui semblait appartenir au meneur des autres membres du jury, me sort de ma rêverie.
- Il semblerait que vous soyez un très bon mannequin avec un physique avantageux. (Il se racle la gorge et paraît gêné de poursuivre.) Seulement... Nous ne tolérons vraiment aucun retard et votre expérience est vraiment moindre comparé à celle d'autres candidats... Je suis désolé mais nous ne pouvons pas prendre de risques.
Autant dire que je suis sur le cul ! Je ne suis pas retenu à cause d'un malheureux retard ? Non, il doit y avoir une erreur !
- J'ai de très bonne photo et ai un assez bon charisme !
- Je n'en doute pas, mais j'ai pris une décision et je ne la regretterais pas. Revenez auditionner dans quelques années...
- Mais vous...
- M. Edingbourd, je vous trouve vraiment dur, me coupa Mme Dularo. Je vois en ce jeune homme un talent, en plus de son visage à faire damner Apollon.
- Linaëlle, nous sommes bons amis maintenant; mais ça ne m'empêchera pas de démissionner ! reprit l'homme. Je suis sûr que peu de photographe serait capable de supporter ton caractère !
Cela cloua le bec à mon adoratrice. Il ne me reste plus qu'à partir, montrant le moins possible ma frustration.
Je tourne les talons et pars, fièrement, sans un regard en arrière. Je passe la lourde porte d'où avait surgi mon héroïne ce qu'il me sembla être il y a seulement quelques minutes.
J'entends des claquements de talons qui se rapprochent de plus en plus. Une main jaillit et agrippe l'épaule. Me retournant, je vois qu'il s'agit de Mme Dularo.
- J'ai un truc complètement dingue à te proposer.
Que peut-être cette chose folle qu'à proposer Linaëlle ? Lâchez vos coms !
Elexa
Allongée sur mon lit, je me répète ces questions si souvent posées.
Pourquoi ?
Pourquoi es-tu partie ?
Pourquoi m'as-tu laissée avec lui ? Lui qui par la suite m'a abandonnée...
Maman, pourquoi ?
J'entends ma tante frapper à ma porte. Je ne réponds pas sachant déjà qu'elle rentrera même sans mon autorisation. Elle, son corps de rêve, son visage parfait et sa folie entre dans ma chambre. Son énergie est telle que j'ai l'impression qu'elle illumine toute la pièce, ce qui me fait m'enfoncer encore d'avantage sous mes couvertures.
Linaëlle me raconte sa journée, et, comme d'habitude, je l'écoute d'une oreille absente en acquiesçant de temps en temps...
- Elexa ! Répète ce que je viens de te dire !
Hum... Qu'est-ce qu'elle faisait aujourd'hui... Ah oui !
- Tu as trouvé un mannequin pour ERZ... dis-je sceptique.
- Ton attention m'épate, j'en ai parlé il y a 10 minutes ! Pff... Tu ne m'écoutes plus, et j'en ai assez ! Ton petit-ami t'a largué : et alors ! Je me suis fait largué une bonne cinquantaine de fois et je suis toujours en vie !
Ah, voilà le cœur du problème. Lina, j'avais toujours surnommé ma tante ainsi, est persuadée que mon état second est dû à ma rupture. Elle avait, dans un sens, raison mais ce ne c'était pas passé comme elle le pensait. Vlady, mon ex petit-ami, avait rompu avec moi après que je l'ai surpris en train de rouler de grosses galoches à une autre fille beaucoup plus sexy que moi. Bref, énervée, je m'étais emportée et l'avais insulté de tous les noms d'oiseaux que je connaissais. Seulement, ce mec était un imbécile doublé d'un enfoiré et la seule chose qu'il ait trouvé à répliquer fut la cause de mon mal-être actuelle.
- Lina, s'il-te-plaît, laisse-moi seule...
Ma tante me regarda avec un air désolé et finit par dire :
- Très bien. Mais j'aimerais que tu fasses quelque chose demain.
- Comment ça ? demandai-je
- Je pense qu'il serait bon pour toi, et ta peau qui plus est, de sortir prendre l'air.
Ma peau... Dans l'état où j'étais ma peau et son apparence me semblaient bien dérisoire. Je n'en avais pas très envie, pas du tout même, mais je lui devais bien ça. Elle se démenait depuis plusieurs mois pour essayer de me faire remonter à la surface mais ces efforts restaient vain.
- Ok...
- Tu n'as qu'à faire un tour au parc. Je suis sûr que tu pourrais trouver quelque chose d'intéressant là-bas.
Le petit sourire étrange qu'elle me servit à ce moment-là me donna un doute. Mais après tout, le parc à côté de la maison était peu fréquenté en règle général (il arrivait que des touristes afflus sans crier gare) et très calme. Je ne risquais sûrement pas grand-chose !
C'est ce que je me disais à ce moment-là.
Kay
Rue de la bonne, rue de la bonne, rue de la... Ah !! Parc de la Turlure ! Je n'y avais jamais fait attention mais maintenant que j'étais devant il semblait juste magnifique ! Je passe sous une pergola de saules pleureurs qui donne un côté magique à cet endroit. Le lieu est très calme et je ne vois personne aux alentours.
Où peut-elle bien être... Mme Dularo m'a bien précisé une jolie fille, blonde aux yeux bleus, pas très grande et fine. J'avance et aperçois finalement une silhouette tout au fond du jardin, assis sur un banc. Elle admire les arbres et écoute des hirondelles chanter, peut-être pour la dernière fois de la saison.
Soudain, je m'arrête. La couleur des cheveux, la taille et la corpulence sont bel et bien celles décritent mais quelque chose me chiffonne. Jolie ? Je connaissais l'expression ''Belle de loin, loin d'être belle'' mais quand on a affaire à quelque chose effrayant de loin ? Je m'apprête à faire demi-tour quand je me remémore les factures reçues ce matin. Je suis piégé. Comment ai-je pu faire confiance à cette femme ? Ça m'apprendra !
J'inspire un bon coup et vais m'asseoir à côté de ''la chose''. Elle tourna brusquement la tête et ouvrit de grands yeux en m'apercevant. Je me savais beau et n'hésita pas à la détailler alors qu'elle fixait son regard droit devant elle.
Ses cheveux sales cachaient son visage qui demeurait invisible malgré mes tentatives pour l'apercevoir. Ses fringues informes ne mettaient vraiment pas ses courbes en valeur, un vieux jean trop grand pour elle, des baskets violettes dont la marque m'était inconnue et un pull col roulé qui n'était pas lui non plus à sa taille . Le temps commençait à se rafraichir en ce début de mois de novembre mais tout de même !
Elle ne se décidait pas à ouvrir la bouche ni même m'accorder un regard. Je ne remarquais ses écouteurs seulement lorsqu'elle les retira pour me parler. Enfin parler...
- Y'a pas d'autres filles mieux foutues à mater ?
J'ouvris la bouche, puis la refermais, puis la rouvris pour ajouter cela.
- Difficile de te surpasser...
Moi, faux-cul ? Nooooooooon !
- Sérieux, pars. Y'a pleins d'autres bancs à squatter.
Elle allait me donner du fil à retordre... Elle n'avait succombé ni à mon charme absolu ni à mon timbre de voix souvent qualifié de ''hyper sexy''. Ok, j'allais attaqué.
- Puis-je avoir l'honneur de connaître ton prénom ?
- Pourquoi, tu n'en as pas ?
Inspire Kay, il faut qu'elle devienne raide dingue de toi !
- Si, le mien est Kay. Je ne sais pas vous mais j'ai l'impression de vous avoir déjà côtoyer une fois ou deux...
- Peut-être une mais sûrement pas deux ! Je ne commet jamais deux fois la même erreur.
C'était la première fois qu'une fille me résistait autant. Et dire que mon avenir est entre ses mains !
Connaissez-vous le parc de la Turlure ? Oui oui, il existe réellement !! Je n'ai jamais eu l'occasion d'y aller mais la prochaine fois que je fais un tour à Paris j'y jette un coup d'oeil ! Sinon que pensez-vous de ce chapitre ? Ça y'est, les actions vont commencer ! Vous faîtes aussi la rencontre d'Elexa, que pensez-vous de ce personnage ? Bref, dites-moi tout !!
Elexa
Mais qu'est-ce qu'il a lui avec ses tentatives de drague loupées et son sourire aguicheur ! Je veux juste rester tranquille. Je me lève en espérant qu'il ne me suive pas et se trouve une autre victime. Peine perdue, il me rattrape et continue de me parler. Je ne fais pas attention à ce qu'il dit jusqu'à ce qu'il prononce les mots fatidiques.
- Qu'est-ce qui ne va pas avec toi ?? Je te dis que tu es sexy et toi tu...
Je me retourne et lui envoie une tarte en pleine figure. Je déteste qu'on se paie ma tête.
- Écoute, gros malin c'est la dernière fois que je le dis. Tu me laisses tranquille où je hurle !
Son expression encore ahurie devant ce que je venais de faire se transforma immédiatement en un rire moqueur.
- Parce que tu crois que quelqu'un voudrait t'aider ? Les seules personnes à qui tu ne fais pas peur ont pitié de toi !
Je le savais déjà, mais malgré tout les larmes me montèrent aux yeux. Je ne lui avais rien demander moi ! Je voulais juste faire plaisir à ma tante en lui montrant que je pouvais sortir.
Je fis volte-face et partis en courant pour rejoindre au plus vite l'immense maison où j'habitais.
- Elexa !
Un déclic se fit dans ma tête. D'où connaissait-il mon prénom ? Je ne lui avais pas donner... Cette impression étrange ne resta pas longtemps en moi quand j'aperçus ma tante au balcon, un voile d'inquiétude sur le visage.
Linaëlle
Oh-oh... Mon plan ne semblait pas avoir fonctionner comme il faut... Elexa arriva en pleurs, se réfugia dans sa chambre et refusa de m'en ouvrir la porte. Elle ne voulut pas non plus dîner le soir.
J'appelais mon complice qui décrocha à la première sonnerie.
- Votre nièce est odieuse, effrayante et n'a aucun sex-appeal ! Et comme si ça ne suffisait pas, n'accorde aucune importance à tout type de drague !
Hum... On peut dire que ça n'avait pas marché du tout...
- Si vous êtes aussi bien payé ce n'est pas pour rien. Ce travail et d'une grande importance et je suis prête a doublé la somme pour que vous retentiez votre chance.
Mon offre parut le faire réfléchir. Je l'avais entendu lorsqu'il parlait de ses problèmes financiers et vu le soulagement que j'avais aperçu dans ses yeux quand je lui avais proposé de séduire ma nièce contre un salaire de 45 000€, ce n'était pas un mensonge.
- Je... Je vais réessayer. Mais je tiens à vous informer qu'elle n'a pas l'air de beaucoup m'apprécier.
- Mais qu'avez-vous bien pu lui dire ?!
Son silence me mit franchement mal à l'aise et j'en déduis que je n'avais pas besoin de le savoir... Pourtant dieu sait si j'en avais envie !!
- Qu'elle reste au même endroit que moi plus de 30 secondes risque d'être assez compliqué... Sauf si vous l'enfermez après lui avoir donné des somnifères, j'ai peur que ça soit même impossible...
- Votre idée n'est pas si bête, Kay...
Je l'entendis s'étrangler de l'autre côté du combiné.
- Vous envisagez de la droguer puis de l'enfermer avec moi ?!
Je pouffai.
- Bien sûr que non ! Même si c'est aussi une solution... (Nouvelle quinte de toux venant de son côté.) Je pensais plutôt à quelque chose de plus... intime.
Une ébauche d'idée commençait à germer dans mon esprit. Il me fallait retrouver cet article de vacances à Tahiti.
- Avez-vous déjà remis à neuf une maison ?
Alors ? Une première rencontre mouvementée non ? Avez-vous une idée ce de que peut-être le plan de Linaëlle ? Et ces vacances à Tahiti... Que peuvent-elles signifié d'après vous ? Commentez !
Kay
Six jours après ma rencontre avec Miss ''Laisse-moi tranquille'', nous allions nous retrouver ensemble pendant 3 semaines, seul, dans ce que j'imaginais comme une immense baraque.
La veille, on avait toqué à ma porte. Je m'étais précipité dans l'entrée, -enfin si on pouvait appelé l'endroit où je m'étais mes chaussures une entrée...- me doutant de l'origine du bruit. En ouvrant la porte, je découvrais seulement une lettre à mes pieds. J'avais examiné le couloir mais personne ne s'y trouvait. J'ouvris la lettre, que je trouvais assez lourde, et lus le message laissé par ''Linaëlle''. Mme Dularo ne m'avait jamais dit son prénom et je prenais cette découverte comme un signe de notre partenariat.
Aujourd'hui, je cherchais désespérément un portail à cet immense mur que je longeais depuis maintenant une bonne quinzaine de minutes. Je le trouvais enfin et entrais par une porte qui devait pouvoir empêcher l'entrée d'un régiment de soldat. Le poids étrange de la lettre venait en fait du trousseau de clefs qu'elle contenait. Grâce à ses dernières, je pus ouvrir un entrepôt que l'on m'avait signalé comme étant au fond du jardin. Pour moi, le mot ''jardin'' était assez mal employé pour ce qui était présent sous mes yeux. Un immense parc me faisait face dont l'entretien laissait présumer un ou plusieurs jardinier. Bref, je galérais vraiment à transporter tout le matos de peinture qui m'avait été fourni. J'entrais dans la demeure pour y découvrir un salon qui devait contenir l'équivalent de douze fois mon appartement. Tout le mobilier semblait précieux et je me fis la remarque que si je tâchais une seule de ces petites babioles, j'allais devoir faire un prêt de 10 ans pour le rembourser. Je décide donc de recouvrir tout ceci et de refaire un voyage jusque l'entrepôt chercher un escabeau.
De retour dans la maison, je le plaçais et commença à me mettre au travail. Non seulement je devais séduire la nièce de ma patronne -pour sois-disant lui faire comprendre que d'être largué ce n'est pas la mort, bien que je comprenne son ex- mais j'avais maintenant le rôle d'homme à tout faire. Ma première mission était de repeindre le premier salon -comment ça le premier ?? Parce qu'il y en a plusieurs ??!!- dans des tons plus moderne. Mais quelle bonne idée Mme Dularo !
Des pas résonnèrent plus loin.
Monsieur Gimolgo ? N'êtes-vous pas partis avec Lina ? Il y a un prob...
Elexa était entré dans la pièce avec un léger sourire sur les lèvres qui s'était évanoui aussitôt son regard posé sur moi. Au moins ses cheveux étaient propres contrairement à la dernière fois où je l'avais vu. Mon uniforme, enfin le pantalon tombant négligemment sur mes hanche et mon torse nu, ne semblait pas lui faire d'effet. Moi qui y avais passé un certain temps pensant la séduire; loupé !
- Qu'est-ce que vous faîtes là ?
- Tiens, c'est étrange, la fille pleurnicharde ! Quelle coïncidence ! raillai-je
- Je vais vous demander de sortir s'il-vous-plaît, répondit-elle, ignorant royalement le pique que je lui avais envoyé.
Ça m'étonnerait ! Il se trouve que votre tante, que je crois partie à Tahiti (la veinarde !), m'a demandé de retaper cette baraque pendant les trois semaines de son abscence.
Quoi ?! s'étrangla-t-elle.
Était-elle sourde en plus d'être aveugle ?
Je vais rester ici pendant trois semaines pour remettre cette gigantesque maison au goût du jour. Avez-vous compris où faut-il que je répète ?
Elle me tourna le dos et s'enfuit dans le couloir. Pff... Heureusement que j'avais négocié mon salaire, parce que ce travail-là me paraissait bien plus difficile à réaliser que n'importe quelle autre.
Elexa
Non, non, non... C'est une blague, me répétais-je sans cesse. Une mauvaise blague, certes mais une blague tout de même ! Je me jetais sur le téléphone, celui-là même d'où j'avais appris par Vlady qu'il me trompait depuis plus d'un an et qu'il souhaitait maintenant rompre avec moi. Je n'avais rien pu dire à ce moment-là et l'avais amèrement regretté les jours suivants. Peut-être que ma vie ne ce serait pas passé comme ça. Je sortis de mes rêveries, en entendant le joyeux sifflement de ce gars prétentieux qui comptait crécher chez moi. Il ne manquait plus que ça ! Je tapais rageusement le numéro de portable de Lina. Elle décrocha à la première sonnerie, devant sûrement attendre l'appel de quelqu'un.
Ma 'tite Elexa ! Je te manque déjà ? Chantonna-t-elle.
Qu'est-ce que c'est que cette chose présente dans le salon ?! m'énervai-je.
Mon ton sembla la déstabilisé quelque peu mais elle repris vite sa légendaire assurance.
Je trouvais la déco légèrement dépassé et pouf (je l'imaginais mimer un nuage de fumée), ce garçon m'est tombé dessus. Tu sais comme j'aime les surprises, ça explique mon voyage, et quand à ta non-participation à celui-ci, c'est simple. Il fallait quelqu'un de jeune, à la mode et qui connaisse mes goût pour la couleur des murs et du mobilier.
Je me fout de tout ça ! Je veux seulement qu'il parte, je...
Écoute ma pépette (bizarrement, elle employant ce surnom lorsque quelque chose l'exaspérait, en particulier lorsque c'était moi) c'est très simple, tu n'as pas encore 18 ans et c'est chez moi que tu habites ! Si je souhaite que ce soit ce charmant jeune homme qui repeigne ma maison alors ce sera lui ! Tu n'as pas ton mot à dire.
Mais....
- Je te laisse, la communication est mauvaise sur l'océan Pacifique ! Bisou ma chérie !
Elle m'avait raccroché au nez. Moi qui pensais profiter de l'absence de ma tante pour être tranquille, c'était loupé. J'allais me coltiner un emmerdeur 24/24h; 7 jour sur 7. Je n'avais qu'une envie, me taper la tête contre un mur jusqu'à ce que je ne puisse plus réfléchir correctement.
Linaëlle
Mon plan était un peu diabolique, je le sais. Surtout après leur première rencontre qui avait été légèrement... Mouvementé ? En tout cas, loin de celle que j'imaginais. Bref, les voilà coincé ensemble pendant 3 semaines ! Si Kay n'arrivait pas à la faire succomber après ce petit mois alors... Non non, je n'abandonnerais pas ! Mais je changerais de méthode...
Je m'allonge sur mon transat et admire la vue de l'océan devant mes yeux.
Tout va bien Lina ? demanda une voix que je connaissais bien maintenant.
Très bien Briac; je vais merveilleusement bien... dis-je en fermant mes paupières alourdies.
Le contact de ses mains me passant de la crème sur les jambe me les fit rouvrir. Je vis le sourire éblouissant de mon meilleur ami depuis mon adolescence et le lui rendis. Oh oui, beaucoup de chose allait changer durant ces trois semaines.
Kay
La peinture recouvrait à présent la quasi-totalité de mon visage. Grr... En quatre jours, j'avais bien compris que la peinture, ce n'était pas pour moi. Et tous ses sacrifices pour rien ! Cette maison était tellement gigantesque que je n'avais croisé Elexa que de rares fois où elle s'était volatilisée à peine l'avais-je remarqué. Elle voulait jouer, on allait jouer et je ne serais pas tendre lorsqu'elle me suppliera de la prendre alors que ma langue se pro... La sonnerie du téléphone me sortit de mes pensées.
Ouais...
Kay ! Alors ça avance ?
Je reconnus immédiatement ce ton énergique qui ne correspondait pas du tout à celui de sa nièce.
Hum... Si l'on considère qu'en 4 jours j'ai eu la chance de la croiser 2-3 fois alors je dirais oui...
Seulement 2 fois ! S'étrangla-t-elle. Je m'attendais à ce qu'elle soit réticente mais à ce point !
Si même elle désespérait, je pense que je pouvais jeter l'éponge immédiatement.
J'imagine que vous ne souhaitez toujours pas me dire ce qu'il s'est passé le jour de votre rencontre.
La honte de ce que j'avais dit me mit la boule au ventre. Voyant que je ne répondait pas, elle me prodigua le conseil d'aller m'excuser si cela était grave -dans mon cas, je supposais que je devais y aller- et raccrochait sans plus de cérémonie.
Ayant un peu visité la maison, et me fiant à la direction que prenait systématiquement l'autre emmerdeuse quand elle me croisait, je me dirigeai vers ce qui me semblait être la chambre d'Elexa. Je frappai une fois, puis deux et décidais finalement de pousser la porte. Un cri à me péter les tympans s'échappa soudain de la pièce.
Elexa
Je criai jusqu'à ne plus avoir de voix quand je vis une silhouette dans la salle de bain. Et en plus, lui ! Il restait planter là, à me regarder la bouche béante, au lieu de refermer la porte ! Mais quel idiot !
Ferme cette porte, imbécile, m'énervai-je en lui lançant des serviettes à la figure.
Quoi ? Ah ! Hm... oui, excuse !
Alors, là ! Si je m'attendais à ça de l'abruti de service. Et il avait l'air aussi surpris que moi sur son attitude. Il se ressaisit d'un seul coup et sans que je comprenne ce qu'il m'arrivait me relança ma serviette et partit en claquant la porte. Bon débarras !
Cliquez sur les mots soulignés ET italiques, petite surprise. Ceux étant seulement souligné ne sont pas de moi (pub mis automatiquement par centerblog :s). Autre conseil : faîtes un clic droit puis "ouvrir dans une nouvelle fenêtre" pour pouvoir continuer à lire en même temps !
Bonne lecture ^^
Kay
Putain, elle avait bien cacher son jeu la merdeuse ! Elle avait un corps de fou, à me faire bégayer comme un puceau ! J'étais si choqué que j'avais mis un bon moment avant de reprendre mes esprits. Le séjour allait peut-être pas être si mal, en fin de compte...
Je repris la direction de la salle à manger que je devais commencer aujourd'hui. Note à moi-même : ne plus jamais sous-estimé le physique d'une fille, elles peuvent cacher des choses inattendues...
Le soir venu, je partais de la maison et, en passant devant le parc de la Turlure, je décidais de m'y arrêter. À cette heure-ci il n'y avait pas un chat. Je m'asseyais sur le banc où mon aventure avait commencé et repensa au déroulement des derniers jours. Je n'avais pas croisé beaucoup ''la chose'' et elle s'enfuyait quand elle me voyait; voulant m'excuser pour l'insulte de notre première rencontre j'avais malencontreusement ouvert la salle de bain, alors qu'elle s'y trouvait, c'est là que j'avais constaté que le monstre informe avait en fait un corps sublime : de longues jambes fines, une silhouette mince, et des nichons à faire bander un prêtre de 85 ans ! Brr, j'en avais des frissons !
Mais malgré ce retournement de situation, je ne savais pas comment j'allais me sortir de là... Cette fille était insensible à toutes techniques de drague, du moins quand on réussissait à la voir plus d'un quart de seconde ! Je commençais à songer d'abandonner...
Mon téléphone vibra dans ma poche. Je le sortis et constatais qu'il s'agissait dans SMS de mon pote Jude.
(1)
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Je rajoutai :
(3)
Jude savait tout de moi, et donc de cette histoire, mais j'omis de préciser que je venais d'apercevoir la ''meuf'' en question seulement vêtue d'une riquiqui serviette de rien du tout et que, au-delà de l'impossible, elle était finalement assez bien foutue... Mon portable vibra de nouveau.
(4)
Lisait-il dans les pensées ? Ok, j'avoue que la vue de son corps m'avait ouvert les yeux dans les deux sens du terme ! J'étais fauché de toutes façons... À la fin de ces trois semaines je recevais 90 000€ -oh my God qu'allais-je faire de tout ce fric ?- même si la fille n'allait pas mieux... Je n'aimais pas cette mentalité, gagner de l'argent sans avoir rempli son devoir, je ferais donc mon possible pour rendre le sourire -et un semblant d'apparence- à la dépressive...
(5)
(6)
(1) Bien passé ta journée ?
(2) Non j'avance pas avec cette meuf
(3) Je pense que je vais tout arrêter
(4) Tu déconnes ! Tu as vu le pactole ? Si ça se trouve elle est pas si laide
(5) Tu as raison, merci mec
(6) De rien ma poule
Elexa
La musique empli ma chambre. Papa aimait bien cette chanson. Il la mettait tout le temps dans la voiture. Il la mettait et me disait :
Tu pourrais danser là-dessus ? Hein, ma puce !
Je bougonnais voulant qu'il mette NRJ, disant dans ma barbe ''qu'elle est trop molle, trop répétitive, trop vieille...'' Et ça faisait rire maman.
La dernière foi que je l'ai vu, il avait aussi mis cette chanson, avait aussi poser cette question. J'avais râlé, comme d'habitude mais maman n'était pas là pour rire. Plus là.
Ce jour-là, il avait aussi dit :
Promets-moi de toujours danser.
Et j'avais dit oui. Comment aurais-je pu arrêter de danser ? Impossible, me disais-je.
J'étais naïve
La porte d'entrée claque. Oui, malgré l'étage qui me sépare de cette porte, je guette ce bruit sec qui me signale que je suis enfin seule, libre. Je peux me bourrer de somnifères, me rouler en boule danse mon lit et attendre que ces médocs fassent effet.
Mais, je n'ai pas envie. Placebo avait fini sa chanson et une autre enchaîna. Cela résume assez bien la vie : quelque chose part, une autre la remplace.
Je décroche mon baladeur de son enceinte et y branche mon casque. La porte claque une deuxième fois dans la soirée et je m'enfonce dans la nuit.
J'ai froid. Je n'ai pas pris de veste et j'ai seulement mon tee-shirt fin sur le dos. Je frotte mes bras avec mes mains dans une tentative inespérée pour me réchauffer. Puis j'abandonne. J'abandonne tout. Le froid n'est pas si désagréable. Je le laisse m'envahir, me pénétrer jusque dans la moelle de mes os. Tout mon corps est secoué de tremblements, mais je m'en fous.
J'ai abandonné après tout.
Je suis arrivé juste devant le parc de la Turlure sans m'en rendre compte. J'aime bien ce parc, malgré les derniers évènements. C'est un bel endroit pour s'abandonner.
Je dépose mon iPod et mon casque sur le banc devant l'entrée du parc. Je m'avance sur la route. Les voitures roulent très vite par ici. Je ne tarde pas à être aveuglée par les phares d'une auto. Je ferme les yeux, j'ai beau avoir abandonné, l'abandon me fait tout de même peur. Le bruit des freins serrées, des pneus qui partent en vrille, et un prénom crié. Mon prénom.
Papa ? Demandai-je les yeux embués
Puis le choc. Pas aussi puissant que je me l'attendais mais un peu tout de même. Une odeur d'abricot et de basilic flotte dans l'air. L'odeur de l'abandon ? Étrange...
Un second choc, plus important lui, avec ce que je supposais être le sol cette fois-ci. Pourtant, il semblait plus douillet que lorsque je tombais de mon vélo enfant. Pas de gravier, ni de goudron dur. Un voile noir devant mes yeux qui s'épaissit. Des mots, on m'appelle et me parle je crois, je ne pourrais pas le certifier; mais surtout une chaleur bienfaisante qui m'enveloppe.
À bientôt maman.
Kay
Je sortais du parc quand j'ai vu Elexa au milieu de la route avec une caisse lancée à 120km/h lui fonçant dessus. Au même moment où la voiture la remarquait enfin, je m'élançai vers elle et criai son prénom. Ce dernier la fit réagir, elle tourna sa tête vers moi et je constatai qu'elle avait les yeux fermés -preuve de sa folie- d'où s'échappait d'énormes larmes. Je devinais que le conducteur ne pourrait pas l'éviter. Si j'étais arrivé quelques secondes plus tard, on y serait passés tous les deux. Heureusement, je l'attrapais au vol et nous retombâmes sur la route lourdement.
Non, je rectifie, JE retombais lourdement sur le sol en me pétant le dos au passage ! Elexa, eu plus de chance et s'écroula sur moi.
La voiture s'était barrée nous laissant tous les deux assez mal en point. On peut même dire que j'étais tout seul vu qu'Elexa était dans les vapes. Je me relevais difficilement , pris Elexa dans mes bras et la ramenais chez elle.
Une fois les urgences appelées, je patientais dans la chambre d'Elexa -après de multiples tentatives, j'avais fini par la trouver- attendant la venue du médecin.
J'avoue que je n'aurais jamais pensé que cette pièce ressemble à n'importe quelle chambre de jeune fille. Des murs beiges très simples, recouvert de toutes sortes de photos, la plupart étant d'un couple accompagné d'un enfant que je reconnus comme Elexa, mais aussi de photo où l'on ne la reconnaissais pas. Comment une petite fille pleine de vie, souriante a t-elle pu se transformer en une personne dépressive ? Les premières photos mentionner me donnèrent une petite idée de la réponse. La non-présence de ses parents dans sa vie actuelle ne ressemblait pas à un simple problème d'ado.
Un médecin vint examiner Elexa et déclara qu'elle s'était prise un léger coup sur la tête et qu'elle ne tarderait pas à revenir à elle. Il partit après avoir vérifié mon dos -j'aurais des bleus pendant quelques semaines- me demandant de veiller sur Elexa jusqu'à ce qu'elle se réveille et un peu après.
Je continuai donc mon inspection en attendant que Mademoiselle daigne ouvrir les yeux.
Une autre photo attira mon attention. Elle représentait Elexa, heureuse, âgé d'une quinzaine d'années, dans les bras d'un jeune homme. Surement celui mentionner par Linaëlle. Pour la première fois, je vis vraiment les yeux d'Elexa. En plus des cheveux d'or brillant qu'elle avait à l'époque, ces iris d'un bleu profond avait aussi des reflets violets. Non, non je n'avais rien fumé au parc ! Ces yeux, je n'en avais jamais vu d'aussi beau.
Lâche ça tout de suite !
Je me retournai et vis qu'Elexa était assise dans son lit.
C'est pour lui que tu t'es jeté sous une quatre roues ? Dis-je en montrant la photo. Je fis mine de l'observer attentivement. Il en vaut vraiment pas la peine...
De quoi je me mêle ? Et puis qu'est-ce que tu fiches ici ?
Tu te rappelles pas ? C'est moi qui t'ai empêché de finir les os broyés !
Merde... dit-elle en fermant les yeux
C'est ça, hein ! rigolai-je. Tu te dis ''Merde, j'aurais peut-être dû réfléchir avant de me mettre au milieu de la pialle pour me faire éclater la cervelle''.
Non, c'est plutôt ''Merde, je me suis loupée''.
Elexa
Les yeux de Kay s'écarquillèrent pour former deux énormes soucoupes. Le sourire me montait déjà aux lèvres mais je le réprimais, espérant juste qu'il dégage 1- de ma chambre
2- de ma vie
Il n'était apparemment pas de cet avis.
Faut que je rappelle le médecin pour dire que ce n'était pas juste des pulsions suicidaires; tu es suicidaire tout court !
J'éclatais de rire. Ça ne m'étais pas arrivée depuis au moins deux ans et, bon Dieu que ça faisait du bien ! Je riais à m'en faire mal aux zygomatiques quand je vis le regard atterré de Kay qui me faisait face.
Doucement, tu vas réveiller la douzaine de femme de ménage...
Je tentai de me calmer mais peine perdu mon fou rire repartait de plus belle. Je ne savais même plus pourquoi je riais.
Kay se passa une main dans les cheveux et se retourna dans une maigre tentative pour cacher le rire qui lui montait aux lèvres. Quelques secondes plus tard nous étions tous les deux mort de rire, avachi sur mon lit. Nous reprîmes notre calme au bout d'un long moment et je pus enfin parler.
Merci.
C'était sorti tout seul, comme un besoin que j'avais de remercier cet idiot. Pourquoi ? Peut-être pour ces quatre jours où il me faisait sourire alors que je le voyais mettre plus de peinture sur lui que sur le mur ? Ou peut-être pour sa présence dans sa maison vide ? Ou simplement parce qu'il m'avait sauvé lors de mon... abandon... Parce qu'il avait su me faire rire alors que personne n'y arrivait depuis longtemps...
Pas d'quoi.
C'était exactement ce qu'il fallait dire.
Hello !! Grande absence dernièrement, mon PC m'a lâché ! Heureusement j'en ai trouvé un de secours en attendant le 'tit nouveau.
Donc voilà, vraiment désolée pour l'absence et pour la peine, c'est deux chapitres !
Linaëlle
Dix minutes que je cherchais ce *biiiiiip* de téléphone ! Et y'a pas de ''bip'' qui tienne, c'est un putain de téléphone perdu ! Je passai une nouvelle fois ma chambre au crible fin quand j'entendis des pas derrière moi.
Briac, je trouve pas le téléphone, pleurnichai-je
Tu as vérifié vers ton transat, à côté de la piscine ?
Je courus comme une furie, et le trouvai à l'endroit indiqué. Je couvrais l'objet convoité de baiser en remerciant silencieusement mon sauveur.
Briac Gimolgo. Mon meilleur ami depuis l'adolescence. Lorsque grand-mère Erzsébet m'avait légué ERZ, ma popularité et les richesses que je possédais m'avaient éloignées de ma famille, notamment de Céleste, ma sœur et la mère d'Elexa, alors que j'étais seulement âgé de 19 ans. Mais je n'avais jamais perdu de vue Briac et je l'embauchai chez moi comme jardinier dés qu'il eut son diplôme. Aujourd'hui, je ne pourrais plus me passer de lui.
J'avais raison, n'est-ce pas ? demanda sa belle voix éraillée
Vouiiii, comme toujours ! Merci, finissais-je en lui lançant un clin d'œil.
Si je puis me permettre, qui vas-tu appeler ?
Je voudrais prendre des nouvelles d'Elexa. Et puis, une petite mis à jour de Kay ne ferait pas de mal...
Lina... commença Briac. Je crois que tu devrais laisser faire le temps...
Mais...
Non, laisse-les tranquille !
Je soufflai.
Ok.
Elexa
Je me réveille sans savoir quand je m'étais endormie. Je me souvenais de fou rire avec Kay, de mon besoin de le remercier et de sa réponse mais après... On toqua à la porte.
Oui ?
Viens m'ouvrir, j'ai le p'tit dèj' !
Je me levai et ouvrit la porte pour découvrir un Kay torse nu avec son pantalon tombant sur les hanches de la veille. Je n'étais plus intéressée pas les mecs -surtout pas par lui- mais je devais avouer que l'imbécile avait des abdos qui semblaient forgés dans l'acier et des bras puissant qui donnait envie de s'y loger. Je vis ses lèvres charnues frémir puis esquisser un sourire arrogant. Frimeur.
On apprécie la vue ?
Il avait mieux...
Ce n'était pas vrai mais il partit au quart de tour et comprit tout de suite de qui je voulais parler. Il regarda la photo, haussa un sourcil -bon sang, j'avais toujours voulu faire ça !- et se retourna poser le plateau qu'il tenait sur le lit. Deux tasses de café, un noir pour lui et un au lait pour moi, étaient disposé ainsi que deux croissants et deux verres de jus de fruits. Mais...
Avant que tu ne poses la question, je te vois déjeuner tous les matins, c'est pour ça que je sais que tu prends un café au lait.
J'étais surprise qu'il ait fait attention à ce genre de détails.
Euh, ben... Merci.
De rien.
Il prit sa tasse et trempa ses lèvres dans le café brûlant tandis que je m'attaquais au croissant. Je prenais seulement une boisson chaude habituellement mais cette viennoiserie me faisait de l'œil.
- Tu as dormi ici ? Demandai-je en écrasant un bâillement.
Ouais, sur le canapé... Il se frotta le dos. Y'a quand même plus confortable...
Je souris et reportai mon regard sur mon déjeuner. Je vérifiais l'heure au passage.
Il est 14h33 ! Criai-je, me levant en catastrophe pour m'habiller.
T'inquiète, j'ai appelé le lycée pour dire que tu viendrais pas aujourd'hui.
Comment t'as su dans quel lycée je suis ? Fis-je remarquer en finissant mon café encore trop chaud pour être avalé vite fait.
Ta tante est bavarde... Bois pas si vite, tu vas te brûler ! J'ai dit que tu viendrais pas de la journée de toutes façons.
Je refis ma queue de cheval haute, pris mon sac et ajoutai :
Si je me dépêche je peux y être pour mes deux derniers cours...
Ça te va bien les cheveux relevés, on voit tes yeux... Mais je crois que je préfère quand même quand tu les lâches.
Je... Euh... bégayai-je. J'ai pas le temps, j'dois y aller. Merci pour le p'tit déjeuner.
Tu devrais aller chez le médecin pour voir si ta tête va mieux !
Je claquai la porte sans répondre.
Kay
Quelle tête de mule ! Elle s'était quand même évanouie hier ! De toutes façons c'est pas mon problème.
Mon problème c'était surtout les deux gaffes que j'avais faites... Je n'avais jamais vu Elexa déjeuner, c'était sa tante qui m'avait dit ce matin par SMS qu'elle prenait un café au lait et qu'elle était au lycée privé Saint-Jean de Passy -l'un des meilleurs bien sûr... Or ''Elexa ne doit pas savoir que tu es en contact avec moi'' avait dit Linaëlle.
Je devais vraiment faire gaffe et me bouger, j'avais déjà presque perdu une semaine !
Elexa
Je regardai ma montre. 15 : 02Je n'aillais pas débarquer au beau milieu d'un cours... De plus, à cette heure-ci, c'était Latin et Monsieur Lucet n'appréciait pas vraiment les retardataires. Je dépassai le lycée et marchai sans prendre garde de ce qui m'entourait. Mon iPod, qui n'avait pas été volé -un miracle si vous voulez mon avis- et qui avait été récupéré par Kay, diffusait une reprise de Numb. J'imaginais les pas dans ma tête, me voyais danser dessus et... Une minute ! J'ouvris les yeux d'un seul coup, ne m'étant même pas rendu compte que je les avais fermé. La magie du moment fut rompue et toutes images disparues. Je n'arrivais plus à créer de chorégraphie depuis... bien trop longtemps. Toute envie m'avait quitté mais quand j'avais entendu cette musique je n'avais pu résisté et j'avais eu l'impression que ça avait été comme autrefois, quand je dansais n'importe où, n'importe quand... Parce que je ne pouvais pas m'en passer.
Je retirais mes écouteurs, troublée. Ce ne fut qu'à ce moment que je remarquai où je me trouvais : cette immense galerie où Lina voulait toujours m'emmener mais où je m'étais jurée de ne jamais y mettre les pieds. Il avait suffit qu'elle m'explique ce que c'était, un immense complex qui contenait des centaines de magasins de vêtements, chaussures et accessoires, plusieurs instituts de beauté proposant massages, manucures et cosmétiques à des prix exorbitants et -mon pire cauchemar- l'un des coiffeurs les plus réputés de Paris. Autant dire que j'avais freiné des quatre fers quand elle avait voulut m'y emmener y passer la journée.
Je marchais le plus vite possible dans l'autre sens, le plus loin de cet endroit de malheurs ! La sonnerie annonçant la pause n'allait pas tarder à sonner de toutes manières ! Je passerais au secrétariat, récupèrerais les cours manqués et m'assiérais sur un des bancs pour étudier. Oui voilà, je ferais ça !
***
Comment ça, je ne peux pas récupérer mes devoirs ?
La secrétaire souffla et répéta :
Nous ne pouvons pas nous charger de vos cours à chaque fois que vous êtes absente. C'est pourquoi vos professeurs ont fait passer le travail à un élève qui n'avait pas de binôme non plus.
Je n'écoutais que d'une oreille, songeant à la façon la plus douloureuse de tuer Kay qui ne m'avait pas réveiller ce matin.
Votre partenaire s'appelle donc Mei Objoie, elle est dans votre classe, ajouta la jeune femme.
Je marmonnai un ''merci'' et sortis. Il ne me restait plus qu'à trouver Mei Objoie, en ignorant complètement à quoi elle ressemblait.
Vous devez vous dire ''Elle est dans sa classe et ne sait pas à quoi elle ressemble ?!'' En fait, les trois quarts du temps je me mettais au fond, la musique dans les oreilles et patientai que le cours finisse. Ayant d'excellentes notes, les profs ne me faisaient que rarement de commentaires. Je ne connaissais quasiment personne et quasiment personne ne me connaissait. Enfin, ils faisaient semblant de ne pas me connaître et ça m'arrangeait.
Bref, je cherchais la fameuse Mei quand je percutai une petite silhouette ronde.
Excuse-moi, je ne regardais pas devant moi, déclarai-je en me penchant pour ramasser ses livres éparpillés au sol.
Pas de soucis, t'inquiètes, je regardais pas non plus, dit-elle. En fait je cherchais Elexa Rack et... Elle releva la tête et écarquilla les yeux. Et mais ce serait pas toi ?!
Euh... fut la seule chose que je pus dire avant qu'elle n'ajoute :
Tu es celle qui est toujours au fond avec ces écouteurs mais qui a toujours de super notes? Wahou, je sais pas comment tu fais, moi je dois bosser comme une malade pour obtenir un résultat correct ! Je t'admire vraiment ! Au fait, moi c'est Mei, ton nouveau binôme !!
M'admirer ? Moi ?
Euh... me répété-je. Enchantée...
Des étoiles brillaient dans ses yeux et elle semblait sur le point d'exploser en sautant partout tel un bébé kangourou.
Ses cheveux raides comme la justice étaient aussi foncés que de l'encre noire, tout autant que ses yeux bordés de cils immenses. Elle était très typée orientale de part son faciès et sa petite taille mais surtout très jolie. Le genre de fille avec qui, il y a quelques années, j'aurais aimé traîner.
Ah oui, au fait ! Elle sortit une liasse de feuilles de sa sacoche et me la tendis. C'est les cours que tu as manqué ce matin. Je pourrais passer chez toi ce soir pour travailler tout ça !
Euh... Oui, oui pourquoi pas... répondis-je mécaniquement sans vraiment réfléchir.
Cool, fanfaronna-t-elle. Viens, ça va sonner !
***
Je m'assis à ma place habituelle dans la classe, au fond, avec mes écouteurs. Cela ne dissuada pas Mei de s’asseoir à côté de moi. Elle écoutait attentivement et prenais des notes à tous ce que disait la prof de philo, pourtant le sujet était vraiment inintéressant; d'autres élèves se contentaient d'écouter d'une oreille ou même de dormir.
Quand la sonnerie retentit, je pris mon sac et sortis la première de cet enfer. Je hâtais le pas quand j'entendis Mei crier mon nom. Quelle idée de lui dire de venir chez moi ? Parfois, j'étais vraiment une idiote. En chemin, je Le croisais. Vlady, le mec qui m'avait brisé le cœur.
Je ne ralentit même pas.
Lina pensait que c'était à cause de lui que je n'avais plus goût à rien. Elle semblait oublier que j'avais perdu ma mère et que mon père demeurait introuvable. Certes, il m'avait fait du mal mais je m'en étais remise... Du moins, je le croyais.
Mei avait, malheureusement, réussi à me rattraper et me mettre à courir maintenant n'aurait pas été très subtil. Je l'attendais, elle et son débit de parole ahurissant.
Tu marches vite. Elle reprit sa respiration, se redressa et me tapota l'épaule. C'est qui ce mec hyper canon qui te fixe du regard.
Je me retournai et vis le second fléau de ma vie après Vlady, j'ai nommé Kay l'emmerdeur ! Il draguait de jeunes filles innocentes -ou pas- qui s’éventait sous son aura de séducteur. Ou alors elle pavanait pour faire un tour dans sa voiture. Enfin, ma voiture plutôt. Il avait ''emprunté'' ma porsche et s'était garé juste devant le lycée. Il délaissa les dindes en chaleur, traversa la route qui nous séparait et lança un sourire aux lèvres :
J'te ramène ?
Hum... Laisse-moi réfléchir... Non ! ripostai-je.
Celui de Mei, sourire, s'effaça d'un seul coup.
Mais comment on va rentrer ? Je peux pas prendre le métro, j'ai pas d'argent, pleurnicha-t-elle.
Et merde, j'étais coincée.
***
Finalement, Kay nous ramena et nous travaillâmes toutes les deux jusqu'à 19h30. Elle travaillait comme une dingue, pour ça elle n'avait pas menti, je pouvais le constater moi-même. Par contre, ses notes n'étaient pas ''correctes''. Sa moyenne était de 19,25 ce qui faisait d'elle la meilleure élève du lycée. Elle me parla beaucoup, me racontant toute sa vie et me questionna un peu sur la mienne. Je répondais évasivement mais elle s'en contentait. Quand fus l'heure pour elle de partir, je lui demandai comment elle allait rentrer chez elle sans argent.
J'ai toujours voulu monter dans une porsche, souria-t-elle innocement.
Elle partit en sautillant joyeusement, ce qui me fit rire. Cette soirée n'avait pas été si désagréable finalement.